Les malfrats de la coalition Viv Ansanm, opérant au niveau de Canaan (route nationale #1) et la commune de Croix-des-Bouquets, ont lancé tôt ce lundi 31 mars 2025 une attaque sanglante contre la commune de Mirebalais. Frédéric Occean, délégué départemental du Centre, indique que des dégâts considérables ont été observés ainsi que des pertes en vies humaines. Ces hommes armés ont pris d'assaut le commissariat et la prison civile de ladite commune.
Tôt ce lundi, la population de la commune de Mirebalais a été contrainte de fuir la ville suite à une offensive meurtrière des hommes armés opérant sous tutelle de la coalition Viv Ansanm. À travers des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, des personnes de toutes catégories d'âge, dont des femmes enceintes, vieillards et enfants, ainsi que des hommes, n’ont pas été épargnés. En dépit de la résistance des membres de la population, les hommes armés de 400 Mawozo et les Talibans, opérant à Canaan, ont envahi la ville, a confirmé Frédéric Occean. « Les bandits ont pris contrôle de la localité de Trianon. Des tirs sporadiques ont été entendus partout dans divers coins. Ils avancent progressivement sur la ville. Des victimes ont été recensées dans les deux camps », a-t-il lancé.
Pour l’instant, les dégâts sont assez considérables au niveau de la commune. Me Arnel Rémy, membre du Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDOH), a fait savoir dans un premier bilan que l’attaque perpétrée par les caïds de la coalition Viv Ansanm contre la prison civile de Mirebalais a entraîné l'évasion de plus de 500 détenus.
Selon le porte-parole adjoint de la Police nationale d'Haïti, Lionel Lazare, 516 prisonniers, dont 451 prévenus et 65 condamnés, se sont évadés. Plusieurs unités spécialisées de la PNH sont présentes dans la ville de Mirebalais pour rétablir l'ordre. Il affirme que la ville est sous le contrôle de la police. Selon ses propos, les forces de l'ordre travaillent étroitement avec les autorités locales pour remédier rapidement à la situation. Il réaffirme la volonté de la PNH de tout mettre en œuvre pour combattre le banditisme.
Parallèlement, les hommes armés ont incendié plusieurs maisons et une pompe à essence a été réduite en cendres. Cette situation a provoqué une vague de peur et d’incertitude au sein de la population, qui est obligée de quitter plusieurs quartiers de la commune pour se réfugier à Hinche ou dans d’autres zones avoisinantes. La présence des agents de l’ordre sur place n’a pas pu redonner espoir à la population.
C’est le désarroi total pour les riverains ! Des infrastructures importantes de la commune sont désormais tombées sous le contrôle des gangs. Les patients et leurs proches présents dans le centre universitaire de Mirebalais se retrouvent sous pression. Les responsables de l’hôpital ont lancé un appel de soutien aux autorités, tout en espérant des mesures pour remédier à la situation.
En revanche, la situation est assez critique sur la Nationale #3 reliant Port-au-Prince et le Grand Nord, passant par Mirebalais. Cette voie reste bloquée à plusieurs niveaux. Des barricades sont érigées dans plusieurs zones, empêchant les automobilistes et passagers de rejoindre la capitale ou de traverser vers le Nord. Des riverains de la commune craignent le pire et décrivent une situation d’affrontement atroce entre les agents de l’ordre et les gangs armés. Ils plaident pour une intervention policière plus grande et exigent davantage de moyens et de matériels techniques pour les forces de l’ordre afin de lutter efficacement contre l'insécurité.
Oberde Charles
