Des violences continuent d'alimenter le chaos social, familial et environnemental en Haïti, depuis l'âge zéro de cette nation jusqu'à nos jours. Impossible pour les plus hautes autorités du pays d'aboutir à certains résultats, ou de faire appliquer certaines mesures essentielles pour le bon fonctionnement de nos institutions sans imposer la violence légale et régalienne. Comment décourager la paresse et d'autres comportements passifs chez certains membres de nos familles, sans l'utilisation de certaines formes de violences symboliques ?
Dans la liste des sujets d'actualité les plus sensibles, complexes et problématiques à prendre en compte dans l'espace haïtien, à l'aube du 220 ème anniversaire de l'indépendance d'Haïti, la problématique de la violence dans l'histoire mériterait toute une année de commémoration, pour pouvoir explorer les différentes dimensions de ce sujet. Comment la violence s'est elle imposée dans le système politique, social, économique et culturel actuel en Haïti ?
Difficile de ne pas prendre en compte les différents supports et outils de communication qui participent à la diffusion, la transmission, le renouvellement ou l'amplification de la violence, dans toutes ses formes dans la société haïtienne. L'Etat et tous les autres acteurs de la société, les élites, les institutions publiques, privées et internationales participent à la fabrication de cette violence institutionnelle, en dehors des médias traditionnels et des réseaux sociaux.
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