C’est assez flippant de passer devant un poste de police chez nous, un commissariat ou un sous-commissariat et de constater l’absence de sentinelles. Aucune mesure de sécurité n’est prise aux abords de ces bâtiments, qui sont pourtant une cible privilégiée pour les gangs qui contrôlent des zones de notre territoire et qui disposent d’intelligences dans tout le pays. Il n’est pas rare d’observer des policiers plongés dans leur portable sans doute à surfer sur les réseaux ou à dialoguer avec une boubout. Même dans les postes proches des zones dites rouges, c’est le même laisser-aller. On parle des Forces armées, mais, pour l’instant, ce sont des gens qui paradent avec armes et uniformes.
Ce laisser-aller peut ressembler à de la folie, à de l’incompétence ou tout simplement à de la complicité. A-t-on reçu des assurances que ces postes ne seront pas attaqués ? Ou sera-t-on averti d’une attaque pour qu’on puisse décamper avant le déclenchement des hostilités ?
Ce ne sont pas lesdites forces de sécurité qui fonctionnent bizarrement. On sait que des délinquants, des chefs de gangs, bien avant le pourrissement de ces quatre dernières années, résidaient dans de beaux quartiers et passaient chaque jour devant des postes de police et que certains policiers jouissaient des largesses de ces bandits.
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