Géopolitique
Haïti au centre du nouvel ordre politique mondial !
Depuis la première intervention de l’ONU en Haïti en 2004, Haïti est constamment dans les débats au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui regroupe 15 pays, dont cinq permanents. Mais depuis deux ans, la Chine monte régulièrement au créneau, suivie par la Russie, soit pour poser son veto ou proposer des amendements aux résolutions du Conseil de Sécurité concernant Haïti. Elle fait de la crise haïtienne une problématique géopolitique centrale dans les affaires politiques des États où le principe de non-ingérence en est le fer de lance. Globalement, les Chinois exigent de l’Occident des rapports équitables dans le domaine de développement avec les pays en développement et critiquent sévèrement Washington qu’ils rendent responsable des échecs de l’ONU en Haïti. « Mais jusqu’à quel point la diplomatie chinoise offre-t-elle une alternative ? », s’interroge Frédéric Thomas du Centre tricontinental (CETRI). (1)
Depuis 2019, les officiels chinois se focalisent sur la crise haïtienne et profitent des actions infructueuses du BINUH (Bureau intégré des Nations Unies en Haïti) pour créer des tensions au sein du Conseil de sécurité lors des résolutions sur Haïti. Ils accusent Mme Helen La Lime, représentante de l’ONU en Haïti, d’imposer la politique de la Maison Blanche et de ses alliés, qui ne connaissent que des revers en Haïti depuis une trentaine d’années.
De son côté, la Russie, très critiquée en Occident à cause de la guerre en Ukraine, exploite ces crises haïtiennes pour régler ses comptes avec les États-Unis. Elle s’unit à la Chine pour soulever la question des droits de l’Homme liés aux gangs et émet des doutes sur la légitimité d’une intervention militaire internationale en Haïti. Pour elle, la politique des États-Unis et de leurs alliés de l’Occident est de deux poids deux mesures ; tenant compte dans l’état de misère et de violence se trouve Haïti malgré les missions onusiennes depuis après le coup d’État de la communauté internationale contre le président Aristide en 2004.
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1 commentaire
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Bleck D Desroses
Un beau texte. Les idées sont profondes.