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Le procès mondialisé du système capitalisme impérial

Le procès mondialisé du système capitalisme impérial

Partie I

L’observation et l’analyse minutieuse, du système capitaliste, d’un simple point de vue humanitaire, indique qu’il s’agit, dès le départ, d’un projet « humanicide » D’ailleurs, il est reconnu par plus d’un que le capitalisme[1] peut tout faire, sauf le bonheur de l’humanité. Car dans son essence, il est l’expression parfaite de la négation du bien-être collectif, d’égalité et de justice sociale.  À contrario, ce système se développe aux dépens des intérêts d’autrui. Les deux principales caractéristiques du capitalisme peuvent être, à elles-seules, justifier l’affirmation ci-dessus. Car, la loi fondamentale du capitalisme réside en : la primauté de la propriété privée des moyens de production ; une dynamique fondée sur l'accumulation du capital productif guidée par la recherche du profit. Cette recherche systématique de la plus-value[2] se fait grâce à l’exploitation des travailleurs par les détenteurs des moyens de production en vue de la transformer d’une partie de cette plus-value en capital[3]. Par exemple, pour se développer, après l’esclavage et le travail forcé, le capitalisme a « enfoncé dans la plaie », à travers les mécanismes d’accumulation primitive du capital, tel qu’il est expliqué par K. Marx dans les chapitres 26 à 33 du livre 1 du capital[4], tout le fondement du capitalisme s’assoit sur le vol, l’exploitation et la domination d’autrui, pour ainsi dire, sur l’assujettissement ou encore sur la déshumanisation, purement et simplement, de l’espèce humaine.  En fait, en établissant les bases de la révolution industrielle du XIXe siècle, Marx a montré clairement comment ce système capitaliste a ses jalons dans le l’esclavagisme, son ancêtre légitime et dans l’accaparement des biens du domaine public de l’État aux dépens de tout le reste de la société. Descendant de l’esclavagisme et du féodalisme, le capitalisme se déshumanise davantage en instituant un dispositif impliquant, à la fois, un mode de production et un système de pensées (l’idéologie bourgeoise) suivant lesquels, s’organisent les rapports sociaux tout en imposant, du même coup, son appareillage de « gouvernementalité[5] ». Il s’agit, pour ainsi dire, d’un système dont le capital prime sur tout, y compris sur la vie humaine. Et, cette vaste « machine » infernale s’érige envers et contre tous via des instruments d’aliénation et de déshumanisation les plus « efficaces » et les plus « efficients » pour le malheur de l’espèce humaine. Ce faisant, un tel système basé fondamentalement sur la corruption, le vol, l’injustice, l’exploitation, l’assujettissement, la domination et même l’abêtissement de l’Homme, nécessite un procès d’exception, mondialisé dont le verdict doit être, inexorablement, la « peine de mort ». En témoignent, pour le moins, ces principaux voies et moyens présentés par Marx, pour expliquer la base du développement du capitalisme impérial contemporain[6] au début du XIXe siècle. Par les capitalistes anglais. L’accumulation primitive du capital s’acquiert à partir de :

  1. L’enrichissement par vagues successives des capitalistes anglais qui ont spolié l’Église de ses biens, aliéné les domaines de l’État, pillé et enclos[7] les terrains communaux, ce qui entraine la révolution agricole tout en entrainant, par voie de conséquence, l’exode rural et des gains de productivité en leur faveur.
  2. L’explosion des bénéfices du commerce colonial au milieu du XVIIIe siècle en particulier grâce aux plantations sucrières de la zone caraïbe en général, et plus spécifiquement d’Haïti, appelé à l’époque Saint-Domingue, profitant du travail gratuit des esclaves[8].

Par ces faits et motifs, nous déclarons la mise en accusation de ce « système cannibale » et injuste en vue de l’épanouissement et le bien-être du genre humain tout entier. Sachant que les biens de la terre sont suffisants à nourrir tout le monde. Sachant qu’il est un principe inaliénable que personne n’a le droit exploiter autrui ; considérant qu’il s’agisse, pour ainsi dire, des droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme qui sont bafoués par le capitalisme, les hommes étant nés libres et égaux en droits. Ce principe étant consacré par l’article 1e de la déclaration universelle des droits de l’homme[9] et du citoyen de 1791, il est repris dans l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme[10], proclamée par l’assemblée des nations-unies le 10 décembre 1948 et adoptée à l’unanimité par les 58 États membres qui constituaient l’assemblée générale à l’époque. Il y a lieu d’accuser le capitalisme [dans son fondement même] comme étant un système fonctionnant à contre-courant de tous ces principes « universels » corollaires de ces valeurs d’éthique pris en compte dans les deux déclarations ci-mentionnées, à savoir : le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine. Bref, le capitalisme est, à nos yeux, un système opposant aux droits humains les plus fondamentaux. D’où la nécessité et le fondement de son procès.

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