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L’ultime sophisme de Lambert

L’ultime sophisme de Lambert

Après environ trois décennies de domination féroce dans une politique sauvage de marchandage souterrain, bavardage médiatique, vagabondage officiel et lynchage de ses concurrents dans l’arène de la dilapidation du trésor public, l’animal politique détraqué aurait été « blessé » dans sa propre jungle ensanglantée. Un éminent Joseph incontournable dans le « business politique » relégué soudainement de la tête à la queue, le jeu de vilains est inversé suite à la trahison « intéressée » des flibustiers d’une communauté internationale perfide qui mord en traître ses propres serviteurs. Après 25 ans de service « loyal » au profit des bourreaux étrangers, Joseph a été largué dans une fournaise torride en voyant ses dossiers secrets opaques exposés au grand jour, dans une transparence cancérigène. Quelle ingratitude du Blanc aux yeux vairons !

Multiples véhicules et multiples résidences onéreuses à son service comme s’il était un animal aux multiples fesses, le déshonorable Lambert honorait la pratique de la mégalomanie dans la disette. Son nom calligraphié en caractères gras dans les scandales de prêts délinquants à l’ONA, dans les ressources du FDI (Fonds de Développement Industriel), au sein de plusieurs ministères et organismes autonomes, Joseph est un « entèlijan » qui se la coulait douce dans le trésor public. Pour mieux sucer les finances dévolues à la collectivité dont celles du PetroCaribe, le fameux caméléon politique est toujours prêt à pactiser avec le diable.

Quand il ne siège pas au Parlement, Joseph pavane dans les couloirs de la présidence à titre de conseiller spécial. Il a été au service du président René Préval pour opérer de sales boulots dont celui d’évincer arbitrairement le candidat élu au premier tour des scrutins de 2010 dans la course électorale afin de plaire au patron étranger. Pourtant, Jude Célestin était considéré dans un premier temps comme son ami, son poulain. Joseph ne le recule pas devant les machinations. Aux premiers jours de l’amateur Martelly qui tâtonnait avec les boutons stratégiques des institutions régaliennes, Joseph était devenu, de concert avec son frère siamois Youri Latortue, conseiller spécial de la présidence. Pacte entre un profiteur et un imposteur catalogué quelques semaines avant la négociation frauduleuse d’un éléphant furieux dans un magasin de faillance. Il ne vit que de la politique insalubre. Dans le pire des cas, Joseph se retrouve avec une lettre de créance pour se faire de la santé politique et financière dans la diplomatie à l’étranger. Jamais, ce gros poisson aux nageoires ravisseuses ne peut rester en dehors du bassin de la politique toxique. À l’exception de son cavalier Polka Youri Latortue, lui aussi dans l’œil du cyclone, aucun brasseur politique de sa cohorte ne saurait ravir à Lambert le titre de champion de la politique sale.

 

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