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Jeunes des quartiers populeux : véritables victimes de la violence structurelle

Jeunes des quartiers populeux : véritables victimes de la violence structurelle

Quand un bon matin, certaines couches sociales se lèvent et investissent le macadam pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail, et un salaire décent, et que quelques pare-brise de véhicules sont cassés, on leur attribue l’épithète d’individus violents, comme quoi, le groupuscule, lui-même, qui assassine l’espoir de ces jeunes et tue leurs rêves n’est pas plus violent. Comme quoi, cette catégorie sociale qui accapare la quasi-totalité de la richesse du pays et qui refuse d’investir dans des secteurs-clés pouvant faciliter le développement durable n’est pas violente.

En d’autres termes, tous les actes de corruption, d’insécurité, de banditisme, de criminalité organisée ou isolée comme la disparition et l’assassinat d’individus ne sont-ils pas le résultat de la violence structurelle dont l’État et une frange du secteur privé des affaires détiennent les manettes de commande? En vrai, je suis persuadé qu’ il n’y a pas de bandits nés comme tel], que ce soit à Grand-Ravine, à Tibwa, à Cité Soleil ou au Bel-Air...

Il existe seulement des milliers de jeunes instrumentalisés par nos élites économique et politique dans les milieux défavorisés et défavorisant. Disons, là où l’État est inexistant et échoue à assumer correctement ses responsabilités, des individus, en l’occurrence ceux qu’on appelle les bandits, tentent malheureusement de le faire à sa place tant mal que bien. D’ailleurs, ils refusent eux-mêmes de se faire appeler bandits, mais s’identifient à: “ nèg k ap fè sosyal, nèg k ap ede moun”. Des acteurs de l’ombre les utilisent contre leurs propres frères et soeurs, contre celles et ceux qui sont de la même origine sociale qu’eux et qui connaissent pratiquement au quotidien les mêmes problèmes sociaux qu’eux.

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