Papa Dessalines demeure le père incorruptible de la liberté haïtienne, celui dont le courage arracha un peuple aux fers et fit naître, dans le sang, la lutte et la dignité, la première République noire indépendante du monde. Son nom ne saurait être invoqué pour servir des intérêts particuliers, justifier le reniement ou dissimuler l’oubli et la honte. Sa mémoire, comme celle des ancêtres qui ont combattu pour la liberté, exige respect, fidélité et responsabilité.
Le sang versé, les sacrifices consentis et le rêve souverain défendu à Vertières ne peuvent être ni marchandés ni profanés. Ils constituent le socle sacré de la nation haïtienne, élevée contre l’esclavage, le mépris et la mort. Rester fidèle à Dessalines, c’est préserver vivante la flamme de 1804. C’est refuser l’effacement de l’idéal dessalinien et porter l’exigence d’une Haïti debout, libre, digne, souveraine et pleinement maîtresse de son destin.
À cet effet, Papa Dessalines, en ce 17 octobre où ta mémoire se dresse comme un étendard de souveraineté, je te le dis avec humilité : Haïti n’a pas choisi la pauvreté. Elle a été méthodiquement appauvrie, contrainte, pendant plus d’un siècle, de payer un tribut exorbitant pour le seul droit d’exister libre.
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