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7.8 milliards sur la même autoroute

7.8 milliards sur la même autoroute

« Protéger la Planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité », c’est l’objectif suprême que poursuivent les ODD qui s’alignent avec ceux des institutions internationales qui se résument en ces termes : « Mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée ».

À la lecture des illustres textes et belles maquettes exposés par les institutions multilatérales, le monde est virtuellement un espace paradisiaque pour chaque habitant du globe. Pourtant, dans le concret, les actes barbares empreints de racisme, matérialisme effréné et militarisme musclé que condamnait MLK, ne sont toujours pas éradiqués. L’ONU est signataire de plusieurs guerres inutiles qui auraient pu être évités par le truchement d’une communication respectueuse qui prendrait en compte des intérêts contradictoires inoffensifs qui ne sont forcément ceux de l’Occident.

Par les modèles de capital humain desquels ils sont imprégnés, les tenants des coopérations internationales sont convaincus que toute vision magnanime non portés par des représentants politiques dignes et compétents serait un vœu pieux. Pourtant, les porteurs des projets de la création et du partage de la richesse sont aussi les démolisseurs « sournois » qui manœuvrent les boutons de l’ingérence à travers la présence truquée de dirigeants débris à l’hypophyse de la sphère politique des pays « partenaires ». De cette tendance pharisaïque guidée par les stratagèmes d’exploitation des ressources des pays riches en dotation initiale, nous en payons le prix des répercussions néfastes ; car quoiqu’en des classes différentes, nous voyageons tous dans un dispositif commun.

 

Les externalités de la pollution politique

Quand les plénipotentiaires pharisiens jouent le jeu pervers de ridiculiser des peuples fiers pour leur imposer des croupions au sommet de leurs axes politiques, ils contribuent aussi à courir à leur propre perte, voire à celle de la planète. Les défis du changement climatique devaient nous en convaincre. En jetant un regard même évasif sur le scandale du kidnapping des 17 Américains/Canadiens - quoique transformé en une tragicomédie hollywoodienne - on déduirait que nul ne pourrait échapper à la bêtise de la gouvernance chaotique. En effet, même pas les bons samaritains qui auraient un cœur pur. De la même façon que l’eucalyptus embaume l’atmosphère de son odeur guérisseuse au bénéfice de tous les poumons, tous les nez, les plats comme les pointus ; avec la même ardeur, les pollutions nous envahissent sans distinction de race et de couleur.

Nous sommes sur la même autoroute. Certainement pas toujours dans la même direction, car nous empruntons des voies différentes pour vaquer à nos préoccupations respectives. Cependant, par moment, nos routes se croisent, ceux qui se ressemblent s’embrassent et ceux qui contrastent en des dissemblances irréconciliables se toisent. Peu importe, la route nous apprend, quelles que soient nos divergences d’idées, d’opinions et de statuts, nous devons inévitablement collaborer et communiquer dans la sincérité afin d’éviter des catastrophes. Il en est de même pour tous les axes de la vie. Distribuer le bonheur à tous les endroits de la planète procure une sérénité collective. C’est ce que voudraient les conventions signées depuis les œuvres humanistes d’Amartya Sen pour faciliter le vivre-ensemble entre les nations. Malheureusement trop d’hypocrisie diplomatique ralentit la concrétisation de ce projet phare.

Être un chauffeur confiant et averti ne suffirait pas pour circuler sain et sauf sur une « highway » sujet à accueillir tous les comportements : les responsables ainsi que les déviants. Les réflexes des automobilistes qui viennent derrière, à côté et en face sont tout aussi cruciaux pour que votre voyage soit béni. Ce ne sont pas uniquement les vies des passagers que détient le chauffard qui sont hypothéquées en des risques d’accident. Celles des conducteurs qui partagent la même autoroute n’échapperaient pas non plus à la vision brouillée, myope ou presbyte sous effet alcoolique d’un brigand assis derrière le volant. Voisins par proximité géographique, voisins car le monde est un village, voisins parce qu’humains, nous sommes voisins et nous le resterons quoi qu’il advienne.

L’intelligence et la perspicacité nous inviteraient à éviter que la barbe de notre voisin brûle par notre complicité ou notre indifférence. Ainsi, nous n’aurons pas intérêt à mettre la nôtre à tremper. Paix nous moissonnerons quand nous semons des grains d’empathie ; à l’inverse, c’est la tourmente que nous aurons en héritage quand nous accouchons la bêtise de répandre la guerre. Fort souvent, la boucle se ferme à l’orifice où elle a été ouverte. Pensons-y !

Les défis communs interpellent à changer le paradigme occulté des géants de l’Occident qui, par leur ambition aveugle, imposent dans une ingérence condescendante des crapules aux axes stratégiques des pays appauvris. Quand les boutons sensibles sont sous le contrôle de cœurs de pierre, d’esprits pervers et de détraqués, le risque de la propagation de la crise venimeuse est imminent pour la planète entière. Les badigeonnages de l’équipe PHTK devraient vous en persuader.

 

Pèlerins du Nord ou du Sud, tous dans le même bateau

Mes congénères appartiennent à un temps bizarre, celui de la stupidité paroxysmique de plaisanter avec les enjeux politiques, diplomatiques et géostratégiques. Erreur dramatique quand les mauvais voisins mijotent et concoctent des stratagèmes en des manœuvres destructrices de laminer des citoyens qui partagent avec eux des liens mitoyens. N’est-ce pas que la chute du mur commun aurait des répercussions négatives sur tout un chacun. Que la pollution se propage du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest ou inversement, tous, nous en sommes victimes. Autant intégrer sincèrement dans les modèles de coopération une approche holistique intégrationniste qui vise le bien-être de tous que seuls des gouvernants épris d’empathie et crédules à la science pourraient garantir.

Par extrapolation, rappelons-nous que le monde est un village habité par 7.8 milliards de voisins en quête d’un meilleur destin. Ainsi, la bêtise d’un seul élément de l’univers, selon son niveau de perturbation, est susceptible de basculer tout l’ensemble dans la catastrophe. Dans leurs multiples simulations et prédictions, il parait clair comme du Crystal que les haineux pharisiens de l’International commettaient une erreur de mesure flagrante en leurrant qu’ils allaient tout contrôler quand ils trônent des écervelés aux axes les plus stratégiques des nations qu’ils n’aiment pas mais avec lesquelles ils sont contraints de coopérer bon gré mal gré. 

L’affairisme des contrebandiers économiques et politiques aux cœurs endurcis n’ayant pas de limite, tous les coups seraient permis au détriment de la société, voire aux dépens des voisins lointains qui non plus ne peuvent s’éloigner des risques et périls de la sécurité inter et intra nations. Distributions déréglées de faux papiers, faux visas, faux passeports et donc des risques de terrorisme pour les grands comme pour les petits, qu’il soit repéré à n’importe quelles longitudes et latitudes des quatre points cardinaux, l’humanité entière souffre du désastre de la gestion politique calamiteuse. Suivez mon regard avec la psychose de potentiel bombardement nucléaire que crée l’actuel président maniaque de la Corée du Nord qui n’incorpore pas dans sa fonction d’utilité les mêmes facteurs qui définissent la rationalité dans le sens le plus accepté du terme.

Il n’y a pas de certitude plus absolue que celle du partage non discriminant des externalités négatives de la pollution à tous les poumons et donc la prolifération des maladies à tout individu peu importe sa race, sa classe, sa catégorie socioprofessionnelle. La Covid a poussé son premier cri au Tibère, et donc à des années-lumière de l’Amérique et de l’Europe. En moins d’un mois, la vermine croissait et multipliait la terre de son venin qui avait miné toutes les relations humaines. Tant de vies exterminées, tant de pertes orchestrées, tant d’équilibres perturbés, un rappel à l’ordre dans les désordres géopolitiques égocentriques a été amorcé pour indiquer que l’équilibre cosmique de la planète dépend de la synchronie entre tous les passagers terrestres.

Un variant de la pestiférée né au Brésil ou en en Afrique du Sud n’a pas tardé à étendre ses tentacules en Europe et en Amérique du Nord. Autant mieux cogiter à sincériser les prescrits des conventions internationales. Les véritables réponses, particulièrement à des pandémies, sont celles qui intègrent dans leurs modèles la synergie et l’unité de la population humaine. Une politique saine coiffée par la science et la conscience entreprise à n’importe quel point de la carte de l’immense orbe terrestre procure aussi la garantie d’un tourisme détendu, de relations fraternelles et de protection du cadeau le plus sacré.

 

De « brain drain » à « brain gain »

Aucun pays n’est sorti sali, ramolli ou démoli en accueillant bras ouvert et à cœur joie son capital humain raffiné formé dans les meilleures universités étrangères et expérimenté au sein des systèmes artistiques et culturels les plus compétitifs. Les pays émergents en font une priorité dans le cadre de leurs politiques publiques qui visent à laver les linges sales, désenclaver les issues et enjoliver les sphères de la société. Actuellement, le Rwanda et l’Afrique du Sud emboîtent le pas à cette pratique intelligente initiée depuis des décennies par la Chine, le Singapour, la Corée du Sud, le Brésil et bien d’autres nations qui se sont frayé une place princière dans le concert des économies développées.

C’est une approche fratricide, infanticide, voire suicidaire, quand des fils de la mère-patrie déclenchent une polémique stérile dans une peur bleue et une mentalité crabe face à nos cerveaux formés à l’extérieur. Au lieu d’y voir une menace, les acteurs nationaux devaient de préférence en profiter en raison des expériences pertinentes de ces ressources humaines en des arènes surchauffées de compétitions loyales.

Les compatriotes humbles, réussis et panthéonisés à des galeries à l’étranger ne sont pas des adversaires encore moins des ennemis ; mais plutôt des ressources solides pouvant aider à faire bouger les lignes sociales vers le haut. La Banque mondiale soutient qu’Haïti est le pays le plus frappé du fléau de la fuite stupéfiante et inquiétante de cerveaux estimée à plus de 82% de la matière grise haïtienne la mieux aiguisée, ravie notamment par le Canada et les Etats-Unis.

Question de rétablir l’équilibre et huiler les artères du système local de compétences pointues, une politique avisée devrait cogiter sur la meilleure façon d’inciter les différentes couches efficientes et élitistes - au bercail et à la diaspora - à (mieux) intégrer les dynamiques politiques, économiques et sociales de la république.

 

L’accident mortel est imminent quand, par négligence et ingérence, les clés du vaisseau spatial sont confiées à des astronautes usurpateurs, imposteurs. Ce ne sont pas des dealers convertis en faux leaders qui peuvent contribuer à accomplir les nobles missions édictées dans les conventions internationales. Vous adhérez effectivement aux objectifs suprêmes de la stabilité sociale, la prospérité partagée, alors déroulez tapis rouge à l’éthique et à la dialectique aux axes stratégiques de toutes les républiques.

 

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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