Contre-langage !
Résumé
Ils ont rouvert la Cour, mais non la conscience. Sous les lustres, les mots se parent d’autorité ; dans les rues, la misère se dénude comme exploser la nudité de Madan Kolo. Mille décisions proclamées. Mille illusions confirmées. Ça. Une nouvelle année. La même équipe. L’injustice, ici, n’est plus l’exception, mais la norme d’un théâtre d’État. La justice psalmodie ses arrêts comme un poème de cire de Jules Chanlatte : sans chair, sans souffle. Pendant que la loi respire à peine, les armes, elles, prononcent leur verdict, leur peine. Et la transition, ce vieux mot d’ordre recyclé depuis 1987, promet encore sécurité, relance, élections — les trois mirages d’un pays en quête d’un droit qui ne récite plus, mais agit. Ce papier mâché est un coup de fistibal en bouche pleine, orienté vers les museaux du renard.
Mise en contexte
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