L’ambassadrice à l’OEA, Myrtha Désulmé, dans le ventre pourri de la bête
Au cœur des arcanes de la diplomatie internationale à titre de Représentante d’Haïti auprès de l’OEA, Myrtha Désulmé s’est heurtée aux pratiques d’indignité et de trahison fécondées par les spermes de l’ingérence internationale croisés aux gênes de la flagornerie locale. L’ambassadrice persécutée en raison de sa franchise et de son intégrité imperturbable a été témoin oculaire et auriculaire de la courbette d’un leadership local, incapable donc d’exhiber une posture idoine devant le « blanc ». Au sein de tels cercles dominés par le mensonge et la corruption, diplomatie et sincérité ne feraient pas bon ménage. Dotée d’une force de caractère qui s’appuie sur le cadre de référence qui définit ses droits et devoirs, Myrtha a défié cette maxime. Elle prend du recul par rapport aux attitudes conformistes qui invitent à faire aveuglément à Rome comme font les Romains. Myrtha ne faisait pas à la diplomatie comme font ces diplomates mesquins motivés par des intérêts personnels, au détriment de la noble mission de rehausser l’image de leur pays. Elle y travaille sans relâche ; elle inspire aux bonnes actions ; elle dénonce les immixtions irrégulières.
L’expérience ambivalente de l’ambassadrice, à la fois éclairante et problématique, s’apparente à celle vécue par Ginette Chérubin au CEP sismique ayant conduit à l’investiture officielle du « bandit légal » à la présidence d’Haïti. Armée de la lampe de Diogène dans le ventre pourri de la bête, Myrtha Désulmé s’acharnait à plonger au fond du puits pour rechercher et exposer cette denrée rare dans la diplomatie : la vérité. À ce prestigieux siège influent depuis Washington, elle poursuivait le noble objectif de voir Haïti renouer avec la justice, le rétablissement de la sécurité et la restauration de l’autorité de l’État.
Les embûches sur son chemin surgissaient aussi bien des représentants de la communauté internationale que des gouvernants locaux. Ces jouisseurs locaux qui galvaudent la chancellerie haïtienne en y plébiscitant des tricheurs et des incompétents de leur chapelle - dans un copinage et un concubinage malsains - sont les véritables artisans de la souillure de l’image d’Haïti sur la scène internationale. De cette aventure douce-amère, Myrtha Désulmé est sortie grandie, énergisée de plus de vigueur pour poursuivre la lutte de contribuer à libérer Haïti des griffes cyniques de ses traîtres fils et de ses faux-amis.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.