Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Tribune

Un mensonge de  modernité haïtienne nourri d'artifices et  de virtualités technologiques d'ailleurs

Un mensonge de  modernité haïtienne nourri d'artifices et  de virtualités technologiques d'ailleurs

Doublement  en  retard par  rapport  à la révolution industrielle de la  fin du  18ème, du 19ème siècle,  et  de toute  la  moitié du 20ème  siècle, et la  révolution électronique  et  informatique du 20ème siècle et du  21ème  siècle, Haïti demeure une société traditionnelle, avec  des pratiques socioculturelles et des  traces  indélébiles du sous-développement dans l'espace territorial aménagé. Il existe une  confusion parfois insoluble dans  la  distinction de l'urbain  et  du  rural qui se  côtoient dans  le  mouvement  migratoire des paysans vers  les  lieux périurbains qui résultent  des actions  individuelles  de  survie des  gens. Aussi, accéder à la  modernité technicienne et politique, qui est un  droit fondamental de la  démocratie  économique, sociale,  et  culturelle devient  impossible pour  la  majorité des  citoyens  haïtiens.

 Le  confort que la  modernité à créé dans  la  vie  du  citadin  et  dans  celle  de l'agriculteur du  monde occidental  industrialisé et développé n'existe presque nulle part dans  les  centres  urbains qui  cachent  des  oasis de confort  et  de  luxe pour la  petite  minorité du patronat  industriel, des  banquiers, des  diplomates, et  des  familles aisées. Cependant, l'acculturation  des populations par  la présence  des  nouvelles  technologies de  l'information et de  la  communication dans  leur  quotidien entretient des  illusions  chez  elles, en  les  faisant  croire  qu'elles sont  des  bénéficiaires de  la  modernité technicienne.

Avec un  marché national inondé de biens  industriels  usagers ou  de  mauvaise qualité, les  pauvres et les  exclus  de  la  modernité en  Haïti deviennent  des  consommateurs  automates qui souffrent d'aliénation. Leur besoin  d'affirmation et d'actualisation de  leur être psychique et social reste insatisfait et  trouve  une  compensation dans  une  volonté obsessionnelle d'exhibition dans  les  lieux  de  consommation publique  et privée. Acquérir un  bien du  confort ou  se  payer un service social ou  économique des  entreprises  de  services répond  davantage à une  envie  de  se distinguer  des  autres qui nous  apparaissent  inférieurs par leur  incapacité à s'offrir ce  bien  et ce  service, plus que cela répondrait  à un désir  de  satisfaction  du besoin.

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Tribune

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre