Lettre à l’humanité orange
Ou pourquoi Dieu ne peut pas être malade (surtout quand il porte une casquette rouge)
Non. Les médias américains mentent comme ils respirent, une fois de plus. Mais cette fois, c’est plus grave que d’habitude, car ils disent que Donald est malade, ce n’est pas possible, le Dieu qui est Washington ne peut pas être malade.
J’étais au fond de mes pensées humaines, quelque part entre l’épicerie du coin et l’éternité, quand la sonnerie de mon téléphone retentit. C’était mon alerte « fin du monde » celle que je réserve aux grands cataclysmes : explosion nucléaire, résurrection inattendue, élection de Kanye West… ou, dans ce cas précis, dépêche sacrée de l’AFP, c’est toujours précis, immuable comme une holorge Suisse. L’agence française est à elle seule un esprit très français, rebelle a souhait et un style qu’on reconnaît entre mille.
En cinq lignes il expédie le mal qui ronge le Dieu de Washington. Je lis. Je cligne. Je relis. Je retire mes lunettes. Je les essuie. Une, deux, dix fois. Rien à faire : les mots restent.
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