Avant-projet de constitution :
La diaspora oubliée (3e partie)
Comme de nombreux observateurs l’ont déjà souligné, la place réservée à la diaspora dans l’avant-projet de Constitution ne répond pas aux attentes, notamment au regard de l’aide financière sidérable que ces compatriotes apportent à leurs proches et à l’ensemble du pays. Une fois de plus, un nouvel obstacle semble se profiler pour les Haïtiens vivant à l’étranger : même si l’article leur accordant le droit de vote venait à être maintenu par les futurs constituants, des difficultés pratiques risquent de compliquer — voire d’entraver — l’exercice réel de ce droit.
Avant toute chose, il convient de constater que ces compatriotes, qui soutiennent financièrement le pays de manière significative, se heurtent encore à l’ingratitude de ceux qui bénéficient directement de leur contribution, ainsi qu’à des manœuvres politiciennes visant à les exclure de toute participation pleine et entière aux élections nationales.
Sans renoncer à l’espoir de voir l’article 13 de l’avant-projet de Constitution — qui autorise les Haïtiens de la diaspora à voter — être retenu, respecté et appliqué lors des prochaines échéances électorales, il faut néanmoins reconnaître que le système d’état civil actuel ne permet pas de répondre de manière satisfaisante aux revendications légitimes de cette frange importante de la population. Nous évoluons encore dans un système où la rédaction des actes d’état civil, leur conservation, ainsi que la fiabilité des archives nationales, posent de sérieux problèmes.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.