Les Haïtiens vivant à l’étranger : entre promesse et déni dans l’avant-projet de constitution 2025
L’article 13 de l’Avant-projet de Constitution de mai 2025 stipule : « Le droit de voter, de se porter candidat et d’occuper les fonctions publiques est reconnu aux Haïtiens vivant à l’intérieur du pays et aux Haïtiens vivant à l’étranger, dans les mêmes conditions. »
À première vue, en particulier pour ceux qui soutiennent ou espéraient des engagements concrets envers la diaspora, cette disposition semble encourageante, donnant ainsi l’impression d’une reconnaissance pleine et entière des droits politiques des Haïtiens vivant à l’étranger. Cependant, en analysant de près le texte, on se met à réaliser qu’il s’agit davantage d’une inclusion symbolique que d’une véritable promesse.
Ce dont a laissé transpirer cet article, c’était qu’on allait garantir l'égalité des droits civils et politiques entre les Haïtiens de l’intérieur et ceux de la diaspora. Comme nous allons l’examiner plus loin à travers les conditions requises pour l'élection ou la nomination aux différents postes dans l’avant-projet, on verra que plusieurs exigences contredisent le principe des « mêmes conditions » pour les Haïtiens vivant à l'étranger.
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