Le Panafricanisme comme alternative pour une deuxième émancipation d'Haïti et enjeux à résoudre
L'éclatement de la grande Colombie sous le leadership de Miranda et de Bolivar avait permis l'organisation du congrès historique et la construction du panamécanisme de 1838 auquel Haïti n'était pas invité, selon la recommandation des États-Unis qui appliquaient la doctrine de 1825 de James Monroe. L'acceptation de payer la dette imposée par l'ordonnance de Charles X aurait justifié à l'époque cette mise à l'écart de la première République restauratrice de la dignité des Nègres du monde, et qui fut un nationalisme d'existence contre le colonialisme et l'esclavagisme de l'occident. Après 221 années d'un fait historique qui initia la vision d'une nouvelle anthropologie politique, d'une ontologie humaine radicale, et d'une philosophie politique définissant les rapports de pouvoir en marge des instituants irrationnels de l'idéologie raciste et néocolonialiste, Haïti vit une crise sociopolitique et économique engendrée par des logiques de gouvernance instaurées par le système mondial mis en place par le néocolonialisme. Les perspectives de résolution de cette crise tardent à produire des effets escomptés par les différents gouvernements haïtiens et les divers états partenaires D'HAÏTI, dont certains sont des anciennes métropoles esclavagistes. Et selon les différents analystes des sciences humaines et sociales et politiques qui œuvrent à la conquête du pouvoir, les différentes attitudes de bourderie vis-à-vis de l'indépendance de 1804 seraient une raison permanente d'une hypocrisie diplomatique dans les rapports entre Haïti et ces différents états qui ne voudraient pas que s'achève l'initiative des indépendantistes de 1804 par la mise en place d'une société de justice et de bien-être socio-économique, essentiellement originaire ethniquement des peuples de l'Afrique, afin que le mensonge historique de l'épiderme et les différents comportements politiques qui s'ensuivirent ne soit pas démentis. Aussi, vient et est acclamée par une certaine jeunesse haïtienne, inspirée par des idées de la négritude historique dont les idées de Price Mars seraient une source profonde ,et les mouvements de libération pour une nouvelle Afrique de nations qui se libèrent de l'occident, la perspective d'un retour vers ce continent des Nègres, en tendant la main au Panafricanisme. Deux visites du béninois Kémi Seba, dont celle de la période de la fin de mai et du début d'avril 2025, témoigneraient de cette volonté chez des jeunes universitaires haïtiens de renouer ou plutôt de nouer des liens de fraternité et d'engament politique et idéologique qui n'ont guère vraiment existés avec les peuples et les états africains qui veulent marquer une rupture des coopérations du Tiers-mondisme occidental qui n'a jamais cessé d'anéantir les espoirs d'émancipations des peuples anciennement colonisés sur les continents Amérique et Afrique. Que peut apporter le panafricanisme à un peuple d'analphabètes dans un pays dont les gouvernements successifs n'ont jamais œuvré à mettre en place des infrastructures de développement, parce qu'ils sont tenus par les ficelles des états occidentaux qui sont les promoteurs d'une économie néolibérale enracinée dans le colonialisme qui fut responsable du pillage des richesses de ce peuple et qui est encore la cause de sa stagnation dans les misères infrahumaines qui l'étouffent aujourd'hui?
Les motifs des alliances entre les peuples ont leurs logique dans plusieurs volontés qui peuvent être souvent contradictoires. D'abord, dans les volontés qui mènent les guères de domination (Capitaliste et impérialisme), les intérêts économiques sont priorisés parce qu'ils sont vitaux pour renforcer et pérenniser les positions dominantes des puissances qui s'y engagent. Ensuite, dans celles qui soutiennent plutôt les luttent pour l'émancipation, ce sont les souffrances communes, les humiliations et les violations des droits communes qui sont à la base des alliances. Bien qu'il puisse y avoir parfois des aveuglements résultés de manipulations idéologiques qui poussent des nations opprimées à s'allier à leurs oppresseurs. Mais, il y a aussi les conditions géopolitiques qui définissent des rapports de force et qui laissent planer des incertitudes sur les volontés de s'aligner sur des positions qui ne déterminent pas toujours des intérêts communs, mais des menaces communes. Et dans la conjoncture politique et militaire mondiale actuelle, les pays du Tiers-monde de l'Amérique, dont Haïti, anciennement colonisés par les puissances européens ou ayant connu les interventions militaires des États-Unis, devraient avoir des motifs (Souffrances, Humiliations historiques, et aspirations communes) qui les détermineraient à s'allier aux pays de l'Afrique qui sont guidés par les idées du panafricanisme. Tandis que selon l'éventualité d'une guerre mondiale, ils seront dans les lignes défensives et protectrices de l'impérialisme militaire des Etats-Unis. Avant que d'autres puissances militaires mondiales aient pu se créer des lignes offensives dans le continent Amérique dans leurs intentions de progresser dans une guerre froide et de positionnement stratégique. Les mouvements de libération des pays africains qui se désolidarisent de l'Union africaine pour choisir le Panafricanisme révolutionnaire soutenu par la Russie et la Chine ne sont pas isolés des guerres qui divisent les états occidentaux eux-mêmes (Russo-Ukraine, Inde-Pakistan, Israel-Palestine) et qui les opposent aux états du Tiers-monde qu'ils ont toujours dominés. Cela doit nous amener à une interprétation dialectique des événements socio-économiques et politiques d'un monde au bord de la catastrophe nucléaire. C'est-à-dire, que Haïti ne s'alliera pas au Panafricanisme, comme elle avait rejoint le mouvement de la francophonie, sans connaitre des heurts dans ses rapports avec ses partenaires internationaux traditionnels (France, Canada, États-Unis), et sans que les acteurs n'aient pas les moyens financiers et organisationnels sur le plan politique, et le courage politique nécessaire à cette décision qui viendra redéfinir les lignes idéologiques, géopolitiques, économiques dans la proximité d'une puissance ayant les clés géostratégiques du continent.
C'est en d'autres termes dire que l'alliance d'Haïti au Panafricanisme constituerait une entrée dans une guerre qui est déjà initié par le conflit européen qui exprime l'idée du partage du monde et de la définition des intérêts néocolonialistes qui sont en contradiction avec les ceux des peuples qui ont connu l'exploitation colonialiste et esclavagiste, et qui connaissent encore dans le monde actuel l'exploitation capitaliste et impérialiste.
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