Billet de conjoncture
L’Amérique pour les milliardaires, l’enfer pour les autres
Donald Trump, l’homme aux cheveux jaunes, continue de réinventer la diplomatie comme un épisode de téléréalité raté. Cette fois, c’est l’ambassadeur sud-africain, Rassol qui se fait expulser des États-Unis. Motif officiel ? Mystère. Motif réel ? Pretoria a osé porter plainte contre Israël pour génocide devant la Cour internationale de justice. Autrement dit, l’Afrique du Sud a osé déranger l’équilibre sacré où Washington distribue les bons et mauvais points de l’humanité.
Quelle erreur fatale. L’Amérique, c’est un peu comme une boîte de nuit ultra-sélect : les milliardaires entrent sans même passer par la file d’attente, mais les pauvres, les immigrés et tous ceux qui n’ont pas d’actions chez Amazon, doivent rester dehors, à grelotter sous les néons de la misère. Les États-Unis ne sont plus une nation, mais une entreprise où seuls les actionnaires ont droit à une chaise. Vous êtes un oligarque russe ? Bienvenue ! Vous êtes un travailleur latino venu chercher un avenir meilleur ? Direction la frontière, avec un mur en supplément.
Pendant ce temps, Trump gère la politique étrangère comme un enfant capricieux. Il veut échanger le Groenland contre des barils de pétrole et transformer le Canada en 51e État américain – parce que, pourquoi pas ? Il confond l’impérialisme avec un Monopoly géant, où chaque territoire est une case à acheter. Le Golfe du Panama ? Rebaptisé "Golfe des États-Unis". L’Ukraine ? Juste une distraction dans son admiration sans borne pour Poutine.
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