L'empathie, un mot étranger à Donald J. Trump
L’empathie est cette capacité que nous avons de nous mettre à la place de l’autre. La plupart des hommes et femmes d’affaires qui ont réussi à accumuler une grande fortune sont totalement étrangers à ce concept, sauf dans un cadre purement transactionnel. Dès l’enfance, nos parents nous inculquent les notions d’empathie nécessaires à notre réussite dans la vie. Mais les enfants des riches, qui n’ont jamais eu à faire preuve de convivialité pour se faire des amis, considèrent cette notion comme « désuète ». Pour des individus qui n’ont jamais connu la faim ou fait face à des besoins primaires, l’empathie est presque inaccessible.
C’est sous cet angle qu’il faut chercher à comprendre Donald J. Trump. Il souffre d’un mal non encore diagnostiqué, que l’on pourrait appeler « plutomisanthropie » (de pluto : riche, mis : haine, et anthropie : humanité) [néologisme de R. Dolciné], un handicap propre à certains individus très fortunés, les empêchant de comprendre le sort des autres. Remarquez bien que cette condition ne peut exister sans un narcissisme arrogant comme carburant et une mégalomanie outrancière comme moteur. En réalité, il s’agit d’un mécanisme de protection.
Le plutomisanthrope cherche à se protéger des avatars de la normalité. Vu comme un homme ordinaire, il perdrait le prestige que lui confère son statut d’homme riche. Ainsi, il use d’ironie et de sarcasme pour abaisser les autres, les réduisant au bas de l’échelle sociale.
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