Port-au-Prince, une prison à ciel ouvert
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La ville de Port-au-Prince, souffre de la misère, de l'insécurité grandissante et tant d'autres aux. Cette ville qui autrefois, était un lieu de rencontre de tous les jours, les enfants jouaient, les amoureux se croisent . Mais aujourd'hui, triste est de constater la ville est livrée aux mains des bandits lourdement armés, plongée dans le gouffre où le ténèbre règne sous le ciel étoilé de la ville. Elle est également la vallée de la mort pour les paisibles citoyens. Seuls les gangs armés circulent paisiblement.
Sous la forte pression des hommes armés, les habitent quittent leurs maisons pour se réfugier ailleurs. La vie nocturne n'est plus depuis plusieurs mois ou même plusieurs années pour certaines zones. Les autorités font marchent arrière face à la soi-disante puissance des bandits. Dans les rues, corridors le nombre de personnes retrouvées allongés sur le sol sont innombrables. L'absence des autorités policières se font remarquer. Les prisons, les commissariats sont brûlés sous la colère des bandes armés.
Même l’administrations publique et les administrations privées sont vidées les lieux et ne sont pas épargnés. L'État n'est plus que l’ombre de lui-même depuis le jour où la ville de Port-au-Prince est passée sous le contrôle des gangs armés. Les femmes enceintes, les enfants meurent sous des balles perdues. Personne n'est épargnée. Aujourd'hui, chaque jour compte ici. Au menu, la mort offre comme plat du jour à chaque haïtienne et haïtien.
L'État, vous n'entendez pas les cris des habitants de Bel'Air, de Matissant ,de Carrefour-Feuille, Carrefour, Croix-des-bouquets, village de Dieu, Cité Soleil, Simon Pelé, etc. Cette ville traîne derrière elle, à chaque poussière de seconde un amât de sang de nos Frères et Sœurs où leurs corps brûlés montent vers le ciel de Port-au-Prince comme un encens. Cette ville envoûtante par les cadavres des policières, élèves, étudiants, étudiantes, Professeurs, Professeures, Ecrivains, Ecrivaines, poètes, poètesses, hommes d'affaires, leaders politiques, Madan sara, commerçants, et j’en passe, où leurs corps sont jetés aux cochons, ils les mangent à rage.
On est enfermé dans une prison à ciel ouvert, on marche avec la peur sous nos bras . Le cœur dans nos mains. Le souffle dans nos poches. On sort, on ne sait pas encore si on va rentrer à la maison, retrouver notre famille qui pis est on ne sait pas qui parmi nous va laisser son corps baignant dans notre sang sur le sol. La violence armée de tous les jours nous enferment dans une prison à ciel ouvert. On est tous livrés à nous même. La mort nous guettent et nous tacle. La mort frappe à nos portes où nous avons plus le sommeil la nuit .
Wincy LINDOR
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