Ce délire collectif !
C’est une folie générale. Une anomie sociale selon l’approche durkheimienne en référence à la désorganisation sociale, l’absence de normes régulatrices. La société haïtienne est sens dessus dessous. Elle est égrenée et sombre, chaque jour, dans une violence indescriptible et sordide.
En Haïti chaque jour est une nouvelle terreur, une nouvelle avenance meurtrière comme des bandits qui s’emparent d’un homme, un agent de sécurité, sans doute un père, un mari, lui ont tranché l’oreille, l’obligeant à la manger, puis à genoux, lui ont versé de l’essence sur la tête et l’ont brûlé vif.
Il n’était pas un hostile ni un bandit lui-même. Il ne se préoccupait sûrement pas de ce qui pouvait advenir. Il rentrait simplement et paisiblement pour rejoindre sa famille, son foyer, son logis. Et comme il avait le malheur de croiser leur chemin, il en a subi le courroux.
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Léonard Méritène
Quelle triste réalité, peinte avec une telle dextérité par notre vaillant écrivain Jackson Joseph. Ce texte devrait interpeler nos dirigeants s' il restait encore chez eux un brin d' humanisme. Malheureusement ces coeurs de pierre me font que jouir des privilèges.