Le CPT, objet de deux scandales de corruption majeurs, un projet sociétal mort-né
Sauvegarde de prestige oblige, la femme de César ne doit même pas être soupçonnée ; pourtant, au cours de cette nouvelle dynamique politique accouchée par césarienne, César lui-même est pris en flagrant délit, la main dans le sac.
L’empire présidentiel multicéphale a été percuté et scandalisé par un certain conillisme puéril qui fait preuve d’un amateurisme inédit dans les enjeux et les projets stratégiques de société. Connivence bipartite et tripartite entre directeurs généraux, Conseillers présidentiels et chefs de partis politiques corrompus ; Haïti évolue encore sous l’emprise de la bêtise et de la traîtrise. Du train que ça va, la mission de restauration de l’autorité de l’État - claironnée par le PM « Kennedy », en vue de réaliser des élections crédibles - sera incontestablement bâclée. Ce gouvernement corrompu tend à pérenniser le malheur haïtien dans une valse de perte de temps, de talents et d’argent. De Henry à Conille, les lignes n’ont pas véritablement bougé dans le sens des intérêts de la collectivité.
À défaut d’une nouvelle version de gouvernance qui aurait requis trop de temps, des révisions s’imposent dans les pions et les croupions politiques déposés sur l’échiquier et dans le respect des accords et des normes. En dehors d’un reformatage dans les sphères de décisions publiques, Haïti ne cessera pas de souffrir dans l’agonie jusqu’au point d’exhaler quasiment son dernier souffle. Emprunter la bonne trajectoire requiert d’envoyer des signaux crédibles d’une gouvernance assurée par des personnalités dignes et intègres. Ce ne sont pas que les visas qu’il faudrait couper à des racketteurs trônés aux fauteuils prestigieux de la magistrature suprême du pays. S’il s’avère que des conseillers présidentiels et de hauts fonctionnaires sont coupables de tentatives de corruption, il faudrait les juger et les sanctionner avec la plus grande rigueur, selon les provisions de la justice.
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