Les Noirs kényans en sous-traitance
Le Premier ministre Garry Conille a exprimé l'espoir que la présence de forces internationales en Haïti soit la dernière. Cependant, cette aspiration semble illusoire, étant donné que l'occupation du territoire haïtien par des forces étrangères est devenue une habitude de nos dirigeants depuis trois décennies. Cette pratique a contribué à maintenir le pays à un niveau de dégradation jamais atteint en plus de deux siècles.
En l'espace de trente ans, Haïti a été le théâtre de trois interventions militaires étrangères. Au-delà des lacunes flagrantes dans la gouvernance publique, cette répétition souligne une profonde défaillance civique et patriotique. Tout ceci résulte de notre insatiable quête de pouvoir et de l’argent facile. Lorsqu'il s'agit de conquérir ou de conserver le pouvoir, tous les moyens sont considérés comme légitimes, quitte à brader la souveraineté nationale.
Qu'est-ce qui fait que la préservation de l'indépendance du pays et de son intégrité territoriale soient devenus un sujet négligeable pour cette génération de dirigeants et de politiciens? Pourquoi nos intellectuels ne se lèvent-ils pas pour dénoncer cela ? Où sont-ils donc ?
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