Il est bien vrai que la question de Shakespeare serait plus appropriée dans ce contexte de flou, de confusion sociopolitique inédite en Haïti. Car le « To be or not to be » du prince Hamlet est une problématique du doute entre mourir et vivre, un tiraillement
Il est bien vrai que la question de Shakespeare serait plus appropriée dans ce contexte de flou, de confusion sociopolitique inédite en Haïti. Car le « To be or not to be » du prince Hamlet est une problématique du doute entre mourir et vivre, un tiraillement face au devoir, une envie de suicide face à l’hypocrisie et l’indifférence de la société.
Mais le devoir, c’est le devoir. Il faut l’accomplir. Il faut y croire. Il faut s’y soumettre quel qu’en soit le prix. Il s’agit d’un impératif catégorique pour dire comme Emmanuel Kant dans « Ses fondements de la métaphysique des mœurs ». Le principe est que le citoyen accomplisse son devoir vis-à-vis de la société, de soi-même et de ses concitoyens quoi qu’il advienne.
Au-delà des stratagèmes, le bon sens, qui est, selon l’auteur du Discours de la méthode, la chose du monde la mieux partagée, a voulu qu’un Conseil présidentiel, dans le contexte de la crise haïtienne actuelle, soit la solution la moins sujette à caution. Il s’en est suivi naturellement le choix et la nomination d’un Premier, puis la mise en place d’un nouveau gouvernement. Ainsi, tout est en place: le bicéphalisme est rétabli. Et la Nation entière attend.
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