Se ressaisir!
En Haïti, la grande roue de l’enfer continue de tourner. Les bandes armées se sont inquiétées “l’espace d’un cillement”, juste le temps de la mise en place du Conseil présidentiel, d’un Premier ministre et son gouvernement, d’un nouveau chef de la Police et de l’arrivée des premiers éléments de la mission multinationale de soutien à la sécurité. Et puis, elles ont repris confiance.
Serait-ce parce que leurs commanditaires ont pressé sur un bouton rouge-vert ou simplement parce qu’elles savent reconnaître les faux-semblants, les discours bourrés de contenus mais qui ne sont dits que pour épater la galerie?
Entre-temps, elles ont incendié les locaux de la mairie de Tabarre, à Croix-des-Bouquets, elles tuent, vandalisent et incendient presque toutes les institutions étatiques, dans le Bas-Artibonite, elles imposent la terreur et la tourmente, à Carrefour, Mariani, Gressier, elles démolissent des bâtiments publics, tuent des membres de la population et brûlent leurs cadavres. Elles violent. Elles volent. Elles détruisent l’espoir. Elles compromettent l’avenir.
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