Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Tribune

Haïti-CARICOM

La manœuvre diplomatique du gouvernement de facto du Premier ministre Dr Ariel Henry dans la conjoncture politique post 11 mars 2024

La manœuvre diplomatique du gouvernement de facto du Premier ministre Dr Ariel Henry dans la conjoncture politique post 11 mars 2024

Les Etats ont des marges grâce à la puissance qu’il appartient à la diplomatie d’exploiter et, plus encore de modérer « dans la perspective de Machiavel in https://www.monde-diplomatique.fr/1988/08/HUISMAN/41102(consulte en ligne le 1er avril 2024). Dans le cadre de la diplomatie haïtienne, depuis quelque 10 ans et plus, les canaux de communication diplomatique sont déviés, délaissés, voire ignorés. On a assisté au fait spectaculaire du non-alignement du parlement haïtien dans la résolution du 20 septembre 2011 du Sénat en faveur de la Palestine, secondée en revanche de l’abstention de la présidence d’alors à la question de l’existence d’un État palestinien en date du 29 novembre 2012 à l’Assemblée des Nations Unies. Ce, pour l’admission au statut d’État observateur non membre de l’Autorité palestinienne aux Nations Unies. L’État haïtien s’est ressaisi le 27 septembre 2013 par un protocole d’accord établissant les relations diplomatiques entre Haïti et l’Autorité palestinienne, et cela rejoint le principe originel de respect de l’autodétermination des peuples partagé par la République d’Haïti. Ce dernier aspect relève aussi de la marge de manœuvre diplomatique que privilégie la culture pour Alain Plantey « qu’il n’y a pas de peuple sans histoire. Le fait culturel englobe et explique le fait étatique » (ibid, p 20). Ces éléments de contexte qui évoquent les relations Haïti et l’Autorité palestinienne en termes d’illustration sont loin d’exprimer notre intérêt immédiat sinon se centrer sur les tergiversations du gouvernement de facto haïtien dans ses relations diplomatiques avec la CARICOM.

 La CARICOM a fait depuis quelques mois office de médiatrice dans la gestion de la crise politique haïtienne quand l’État haïtien est en butte à l’effondrement , par suite du vide institutionnel créé après l’assassinat du président Jovenel Moise le 7 juillet 2021.Le Premier ministre alors désigné allait évoluer en marge de toutes dispositions constitutionnelles et se ramener à deux accords précaires successifs ( l’accord du 11 septembre 2021 et celui du 21 décembre 2022 au 7 février 2024).La CARICOM a eu un forcing diplomatique depuis que le Premier ministre d’Antigua et Barbuda , son Excellence Gaston Brown a suggéré la démission du Premier ministre haïtien pour un dégel de la crise haïtienne. Il s’est survenu une nouvelle conjoncture lors de l’empêchement dudit Premier ministre à regagner le territoire haïtien puis l’annonce de sa démission à l’installation d’un conseil présidentiel de 7 membres assisté de 2 observateurs devant assurer la gestion de la transition démocratique menant à de prochaines élections libres dans les meilleurs délais.

On a constaté un volte- face de secteurs associés au gouvernement de facto du Dr Ariel Henry dans le suivi qui consiste à la nomination du Conseil présidentiel arrêté en guise de l’adhésion des parties prenantes par suite des valses diplomatiques sous l’égide de la CARICOM. Par une correspondance en date du 31 mars 2024 à la CARICOM, il a été exprimé des réserves de ce secteur par rapport au contenu de l’agenda établi et administré à l’annonce de la démission du Premier ministre Dr Ariel Henry à l’installation du Conseil présidentiel. Le processus de mise en place duquel Conseil présidentiel de transition s’est retardé au regard de questionnement de procédures et de protocole tel qu’évoqué dans des échanges de correspondance avec l’organisation médiatrice de la CARICOM. L’opinion publique voudrait marquer le pas comme un atout dans les relations internationales, la propagande, la diversion et des sophismes, peu importe. Le gouvernement en place se montre maitriser des leviers de pouvoir quand le protocole devrait encore tenir compte de la préséance de ce gouvernement de facto qui en profite pour exercer une marge de manœuvre diplomatique.

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Tribune

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre