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Tribune

L’ultime transition démocratique ?

L’ultime transition démocratique ?

Même si beaucoup d’Haïtiens se réjouissent de la démission forcée du Premier ministre Ariel Henry, qui n’a rien réalisé de tangible ni en matière électorale ni sur le plan sécuritaire pendant les presque trois ans passés à la tête du pays, la crise n’est pas pour autant près d’être résolue. Car le problème n’est pas seulement politique : il est aussi économique, institutionnel et humain.

Or, la plupart de nos leaders sont des durs à cuire et surtout des nombrilistes qui semblent ne s’intéresser qu’à occuper la fonction de chef suprême sans présenter de réelles propositions susceptibles de changer la situation désastreuse dans le bon sens. Par exemple, il va leur falloir dans les cent premiers jours, faciliter la production agricole paysanne et la circulation des marchandises et des hommes avec le moindre risque criminel pour améliorer au plus vite la crise humanitaire qui frappe plusieurs millions d’Haïtiens. Cela suppose concrètement que les forces en action devront supprimer dans les meilleurs délais tous les péages des bandits qui extorquent les passagers et transporteurs.

Certains analystes sont d’avis que les problèmes vont s’accroître et ils ont malheureusement raison. La lutte sauvage pour le pouvoir va se poursuivre avec encore plus d’acharnement. Sauvage, car ne se référant à aucune règle démocratique établie et respectée par tous. D’ailleurs, les divergences avaient commencé juste après le discours de démission d’Ariel Henry.  

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1 commentaire

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Henri D. Baptiste

Ce n'est pas la peine de vous exprimer ainsi, "nos politiciens soient, d’un coup, conscients de l’enjeu actuel et décident en conséquence de mettre leur égo et leurs appétits du pouvoir au vestiaire et d’œuvrer en faveur du pays qu’ils affirment souvent la main sur le cœur, aimer au-dessus de tout." Vous n'êtes pas des Martiens, il y a les voeux pieux et la réalité. Comme disait un certain Lesly Delatour dans le quotidien Le Nouvelliste, "le prêtre Aristide m'avait enterré, le politicien Aristide m'a ressuscité." Le 15 octobre 1994, n'est pas l'équivalent de "kapitalis se peche mòtèl." Tous les politiciens kokorat (1986-2024) font peu de cas du pays. Vous n'êtes pas sans savoir, les familles proches des politiciens kokorat ne sont pas dans le pays. Seul le professeur et docte Leslie François Manigat était un Patriote. Il refusait de livrer le colonel Jean Claude Paul à l'establishment Américain. Par contre, un 17 octobre, le politicien kokorat Preval ne voyait aucun problème de signer un accord avec l'establishment Américain pour arrêter et juger les Haitiens. Un peu plus tard, son marasa Aristide demandait au parlement lavalas de ratifier l'accord. Et le faux messie Aristide s'empressait de signer l'accord pour plaire à ses maitres. Le 29 février 2004, le mal élu Aristide avait fait ses valises, à la pleine satisfaction de loa Dessalines. Le cri de "vini vit" sur CNN n'avait pas été entendu par les dirigeants Américains. Le président Manigat prévoyait de renforcer les institutions et particulièrement la justice dans le but de faire juger tous ceux qui pillent l'État et s'adonnent dans le grand banditisme. Le pays est à la veille de l'an I du Krèy pwezidansyèl! Allah au secours!

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