Dangereuse accoutumance !
Et tout n’était que du vent. Des tonneaux vides qui ont résonné telle une mer en démence. Des feux de paille qui ont pris l’allure d’immenses brasiers, mais n’ont été en réalité que des feux de paille dont la chaleur n’a duré que « l’espace d’un cillement ».
Et après! Le calme plat. Rien, absolument. Sinon que la vie a repris ses ignobles habitudes, ses chants méphitiques, ses exhalaisons putrides. Et le mal, tant qu’il dure et perdure s’amplifie, s’intensifie et se bonifie pour le plus grand bien de ses génies. Et eux, dans leur assurance, deviennent plus féconds, et le mal pluriforme.
Ce sont tes reins, ton cœur, tout ce que tu possèdes d’organes qui ne t’appartiennent plus. Tout vivant, les parties de ton corps sont déjà vendues aux enchères. Et si les chiens continuent de se délecter des cadavres éparpillés sur les piles d’immondices et que nous admirons ces charognes tout en étant impassibles, ils sont déjà dépourvus des membres essentiels. C’est la nouvelle mode bourrée de charme, le kidnapping et les meurtres d’innocents, d’enfants, la torture des femmes, étant devenus de moins en moins excitants.
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