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Production agricole nationale : déficit de cadres ou politique manifeste ?

Production agricole nationale : déficit de cadres ou politique manifeste ?

L'agriculture est un élément clé dans la vie de tout peuple dans la mesure où se nourrir reste encore un besoin fondamental de chaque personne. De ce fait, quelle que soit la provenance des aliments, il faut avoir une quantité d’aliments suffisante et accessible en vue d’assurer l’alimentation d'une population. L’alimentation est donc un élément majeur dans la vie d’un peuple. De part de son importance, elle implique des enjeux politique, économique, géopolitique, entres autres. C’est pourquoi chaque pays à travers ses dirigeants planifie et décide sa production sur l'angle nécessaire avec les ressources disponibles (humaines et   matérielles) et qui peuvent être mobilisées. Dans cette perspective, la production pourrait être basée sur la technologie, sur l'art, ou sur l'agriculture. Tout se fait pour assurer la stabilité alimentaire et nutritionnelle sur son territoire. Cependant, la production agricole peut être également inscrite dans une dynamique économique. Quant à Haïti, il n’est pas anodin d’affirmer que l'agriculture jouait un rôle prépondérant dans la vie économique du peuple haïtien. Pourtant, au fil du temps, cette activité perd de plus en plus vitesse, en guise d’assister à une révolution agricole. D’ailleurs, l’agriculture haïtienne reste en majeure partie une agriculture traditionnelle, c’est-à-dire pratiquée avec des outils aratoires (Houe, serpette, pioche) et autres matériels rudimentaires. Par contre, en dépit de la perte de vitesse de l’agriculture, le pays connait une importante croissance démographique lorsqu'on sait que la population haïtienne avoisine  12 millions d'habitants, donc beaucoup de bouches à nourrir.

Faisant foi aux différentes données existantes, trois sources assurent l’offre alimentaire d’Haïti. Il s’agit de la production agricole locale, les importations et l’aide alimentaire. Entre 2003 et 2005, la production nationale comptait en moyenne pour 43% des disponibilités alimentaires, tandis que les importations alimentaires étaient à la hauteur de 51% et l’aide alimentaire autour de 6%. Il est noté que les importations alimentaires sont nettement supérieures par rapport à l’offre alimentaire locale. Or, en 1981 les  importations alimentaires n’atteignaient pas 19 % (MARNDR, s.d). De surcroît, la production agricole nationale pourrait être considérée en chute libre.

Ces dernières années, la situation alimentaire et nutritionnelle du peuple haïtien paraît être honteuse. L’insécurité alimentaire progresse de 47 % en 2018 à 51 % 2020[1]. Ces données indiquent la proportion de la population affectée par le phénomène de l’insécurité alimentaire. Notons que le phénomène de l’insécurité alimentaire est grandement lié à celui de la pauvreté. Suivant l’indice de développement humain et l’indice d’inégalité de genre, Haïti est classé parmi les pays les plus pauvres de la planète. En 2021, il occupait le 163e  rang sur 191 pays[2]. L’insécurité alimentaire qui bat son plein n’est pas surprenante, parce que 75% de la population vit dans la pauvreté et 27% dans l’extrême pauvreté. Toutefois, la grande majorité des ménages extrêmement pauvres se sont concentrés dans des zones rurales. Dans le pays, la situation est extrêmement lamentable, le pouvoir d'achat des ménages est faible, particulièrement les plus vulnérables. Pour la période ci-indiquée, concernant la progression de l’insécurité alimentaire, Haïti a enregistré une hausse des prix des produits agroalimentaires de base et une inflation qui est caractérisée par des variations mensuelles et annuelles. En novembre 2021, les variations étaient dans l’ordre de 4,7 % et 24,6 %.

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6 commentaires

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Celio ORIS

Félicitations mon cher frère, Bon travail Mwen li avek swen épi ak bon sans travay oua, se Ankr felisitasyon.

1 réponse

KL

Merci camarade ! Nou bezwen yon leta ki rele nou chè mèt chè mètrès kap pwomote pwodiksyon agrikol peyi a

JEAN-LOUIS Vilson

Recentes/ Recents

JEAN-LOUIS Vilson

Felicitations Ing.Agro LOUIS K. Tes articles a beaucoup de données recents. Men mwen te atann ou fini atik la ak kèk Propozisyon mense pa leka. Kisak koz ou pa fè Pwopozisyon nan atik la.

Marie Woody Thelemaque

Un très bon texte. " Il nous faut un Etat Haitien et non un Etat en Haiti." Kantite lajan ki envesti ak materyel ki ht nan Kad pwojè yo nan tout domèn nan peyi a, nou pat dwe nan nivo sa e fok nou kesyone yo. . Aprè chak pwojè strikti a vinn pi mal. Epi se pa Leta ki te identifye bezwen an e ki planifye pwojè a tou. Yo vinn foure l ladann. Li wè avantaj pa l li bay siyati a pafwa li bay konpetans anplwaye l yo pou kontribisyon pa l nan pwojè a. C rechèch kap fèt..... C yon manje tou kwit yo vinn mete nan men moun yo. Epi zafè kap regle , egzijans kap fèt. Epi tou prinsip pou yon moun okipe pòs politik yo dwe pi serye nan peyi a. Si sa yo di yo se vre, nèg la ht pòs la c yon envestisman ki la a. Tout moun konn sa mo sa vle di nan bisnis.

1 réponse

KL

Merci ! Ah oui, ce modèle de l'État n'est pas Haïtien. Nous faisons la plaidoirie pour un État Haïtien et non un État en Haïti.

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