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En marge du 18 novembre

Vertières

Vertières

 NDLR: À l'approche du 18 novembre, le docteur Samuel E. Prophète et Le National publient une série d'articles  sur la Bataille de Vertières.

   Situé juste à l'entrée sud de la ville du Cap, Vertières est ce lieu devenu historique et sacré où se déroula la Bataille décisive qui allait donner la victoire aux forces de ce qui était considéré à l'époque comme l'armée indigène vis-à-vis de celle de l'armée de Napoléon. François Capois dit  Capois la Mort, originaire de Port-de-Paix, au péril de sa vie, accomplit avec succès la mission qui lui avait été confiée par le Général en chef Jean Jacques Dessalines. Mission de libérer la ville du Cap, dernier bastion des troupes napoléoniennes, pavant ainsi la voie à l'indépendance et à la fin de trois siècles d'esclavage érigé en système abject d’oppression et de déshumanisation.  

   Dans la tête des stratèges de l'armée indigène, Vertières était un" must win" et Capois à qui il revenait d'implémenter la stratégie savait qu'il n'avait pas droit à l'échec. Il ne pouvait y avoir ni fuite en avant ni retour sur le passé. Une seule option, la victoire. Sur les épaules de l'officier de l'armée indigène reposaient également l'espoir et l'avenir de toute une race d'hommes, de femmes et d'enfants qui voyaient déjà pointer à l'horizon la liberté et la dignité lesquelles leur avaient été refusées. Une responsabilité énorme pour Capois. Responsabilité qu'il a assumée avec brio ce qui explique sa combativité, sa bravoure, sa ténacité, bref son leadership! L'histoire n'a retenu que ces mots célèbres " en avant, en avant grenadiers à l'assaut" quand, frôlant la mort de peu, il se releva de son cheval abattu par un boulet de canon de l'armée ennemie pour galvaniser ses troupes et les enjoindre d'avancer sur les positions occupées par les troupes adverses! Aujourd'hui, on peut aisément imaginer qu'il leur avait probablement aussi dit " nou pa pè, nou pa janm pè! Nou pap fè bak, nou pa ka fè bak e nou pa pè bal!"

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