De nationaliste au présidentialiste électoraliste
Dans son livre l’Afrique et la révolution, Tome 13, Ahmed Sekou Touré écrit: Si l’idée d’une école fait penser à un maître et à des élèves, l’idée de l’existence d’une société fait penser au caractère immortel du peuple qui se renouvelle sans discontinuité à travers ses composantes et à l’existence d’une civilisation et une culture inhérente à toute vie sociale organisée.
Et comme une sorte de mise en garde aux faux révolutionnaires de toutes tendances démagogiques confondues, Sekou Touré a aussi fait mention qu’il n’y a pas de révolution sans conscience révolutionnaire et il n’y a pas de révolution qui n’engendre pas, à travers ses actes concrets, des germes de contre-révolutionnaire. Et il n’y a pas non plus de révolution sans volonté et sans activité de transformation de l’ordre ancien en un ordre nouveau.
Définitivement, être révolutionnaire est une élévation et une prise de conscience politique qui exige constamment des engagements et un lien complètement étroit entre le leader nationaliste et son peuple, particulièrement les déshérités du sort.
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