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À l’occasion de ce 8 mars, dénonçons les violences faites aux femmes !

À l’occasion de ce 8 mars, dénonçons les violences faites aux femmes !

À l’occasion de ce 8 mars 2023, la Coalition haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti (CHCDH) tient à dénoncer et condamner le régime néoduvalieriste du PHTK et de ses alliés. Ce régime se sert de la répression pour se maintenir au pouvoir. Cette répression repose en grande partie sur le renforcement des gangs armés dans les aires urbaines du pays. Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, est pratiquement encerclé du nord au sud, de l’est à l’ouest par ces gangs qui bénéficient à la fois de la complicité et de l’appui du gouvernement, des représentants de l’ONU et du secteur des affaires. Le département de l’Artibonite est actuellement découpé par plusieurs gangs rivaux qui prennent les paysans et les paysannes en otage. Parallèlement, plusieurs commissariats de police du département sont livrés aux gangs.

L’action des gangs entraîne déjà plusieurs milliers de morts, de disparus dans les familles haïtiennes. Plusieurs centaines d’enfants sont traumatisés après avoir assisté à l’assassinat de leurs parents. Ces enfants orphelins sont livrés à eux-mêmes, survivent dans des espaces publics hostiles, après l’incendie de leurs maisons. Par ailleurs, le corps des femmes et des filles devient un champ de bataille. Ces femmes sont non seulement victimes d’exécutions sommaires au quotidien, mais la pratique du viol collectif par les bandits devient monnaie courante. Selon l’ONU, entre le 8 juillet et le 31 décembre 2022, plus de 57 cas  de viols sont recensés seulement dans le quartier de Brooklyn, à Cité Soleil, alors qu’environ 263 meurtres y sont perpétrés[1]. Loin d’être un recensement exhaustif, ces chiffres constituent un indicateur du niveau de violence à laquelle la population est soumise dans les différents quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et de certaines villes secondaires du pays.

Dépourvu de soutien populaire, le régime néoduvaliériste du PHTK alimente une ambiance de chaos social pour casser toute tentative de contestation populaire. En dépit de nombreuses dénonciations des organisations des droits humains et des associations féministes en Haïti et ailleurs,  ce régime continue à encourager la croissance des gangs armés dans plusieurs endroits du pays. Après avoir mis à feu et à sang Cité Soleil, Martissant, Croix-des-Bouquets, Bel-Air, les gangs étendent leur territoire, dans les faits, ils contrôlent les quartiers de Solino, Caravelles, Delmas 24, Route Frère, Fermathe, Pernier, etc. Les habitants des quartiers limitrophes sont obligés d’abandonner leurs maisons pour échapper à la barbarie des gangs à la solde du régime.

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