L’angoissant pêle-mêle
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Les évènements du week-end du 7 juillet ont eu le mérite – le malheur pour certains – d’ouvrir des portes. Il y avait de la fumée dans l’air depuis des lustres, et le feu était bien là. Le feu caché d’une corruption presque généralisée que certains tentaient de cacher. Deux sénateurs à couteaux tirés ont permis de dévoiler le pot au rose des résidences de fonction hors de prix louées à l’État dans des conditions pour le moins suspectes. D’autres hauts fonctionnaires de l’État ont profité de cette étrange filière pour engranger. Une petite enquête auprès de la Cour supérieure des comptes pourrait mettre en cause bien d’autres personnes.C’est une bonne chose pour la nation quand on pense partout à demander des comptes aux décideurs. Les tenants d’un système honni ne cèdent que si on leur force la main.
Les évènements du week-end du 7 juillet ont eu le mérite – le malheur pour certains – d’ouvrir des portes. Il y avait de la fumée dans l’air depuis des lustres, et le feu était bien là. Le feu caché d’une corruption presque généralisée que certains tentaient de cacher. Deux sénateurs à couteaux tirés ont permis de dévoiler le pot au rose des résidences de fonction hors de prix louées à l’État dans des conditions pour le moins suspectes. D’autres hauts fonctionnaires de l’État ont profité de cette étrange filière pour engranger. Une petite enquête auprès de la Cour supérieure des comptes pourrait mettre en cause bien d’autres personnes.C’est une bonne chose pour la nation quand on pense partout à demander des comptes aux décideurs. Les tenants d’un système honni ne cèdent que si on leur force la main. La révolution bolchevik n’a peut-être pas été une bonne chose pour la Russie, mais elle l’a été pour tous les travailleurs des pays de l’Ouest. Par peur, les patrons ont dû jeter du lest et concéder de larges avantages aux classes ouvrières si bien que ce sont surtout ces dernières qui ont profité de la révolution de 1917. Ici, s’il y a bien la peur chez les tenants du chaos, rien n’est dit qu’ils procéderont à des ajustements sérieux même dans leur propre intérêt. La première raison, c’est un problème à la fois historique et psychologique. Une haine meurtrière, presque suicidaire des masses. La seconde, c’est leur ignorance même s’ils se croient d’une race supérieure. Troisièmement, leur absence totale de confiance, d’amour pour le pays qui les porte alors à engranger le plus possible afin de s’échapper si besoin est de ce lieu qu’au fond ils détestent.Mais c’est aussi l’angoisse chez une pléthore de citoyens dont le plan de vie a été bâti autour de l’objectif de décrocher un poste important pour ripailler comme les autres. C’est l’exemple qu’on a eu depuis tout jeune. Devenir ministre, sénateur, député, haut fonctionnaire, dignitaires d’ONG afin de pouvoir accéder aux ressources du pays. Le bandit légal est devenu la norme. L’exemple à suivre. Ce plan était d’autant plus intéressant que la stabilité prônée par les institutions internationales permet de brandir son statut de bandit légal pendant quatre, cinq ou six ans. On comprend donc l’angoisse, la peur de plus d’un. Si la population arrive à s’organiser pour demander des comptes, si la société civile renait de ses cendres, il faudra revoir ses plans ce qui peut être très difficile quand, à part l’audace où le sens de la magouille, on ne sera pas capable de faire preuve de la moindre compétence.Les négociations qui trainent sont inquiétantes à cause justement de l’angoisse de cette nuée de citoyens, déjà bien organisés qui voient d’un très mauvais oeil le fonctionnement d’un État où la corruption serait même atténuée. Le rêve de la vie facile, le sacre de la paresse et de la médiocrité, tout ceci va rendre plus que difficile le passage à une autre ère. Il y en a qui rêvent du régime honni et qui seraient prêts à applaudir une féroce répression pour que les privilèges soient conservés. Finalement, il vaut mieux dépenser des millions pour se faire construire une route privée comme parlementaire plutôt que cet argent ne serve à améliorer une route nationale qui désert deux départements. C’est à quoi se résume le pouvoir pour certains. Être « chef » ! Pourquoi donc ne pas aboutir à la trilogie finale de l’horreur et de la barbarie. À suivre !Avec ce déclin de la confiance dans le système politique, à tort ou à raison le populisme est en train de l’emporter. En plus, les temps annoncent la fin de l’élitisme de la haute fonction publique. Il est clair que les privilèges, les suspicions et scandales de corruption énervent, mais là nous sommes à un point délicat et tendu de la fracture sociale entre les plus aisés et les citoyens des catégories modestes. C’est connu et admis : la pauvreté et le chômage favorisent la montée du populisme.Tout en reconnaissant que notre système semi-présidentiel est loin d’être parfait, mais il a au moins le mérite de consacrer le principe qui permet au peuple de choisir librement ses dirigeants et ses représentants. Maintenant, c’est de la responsabilité des acteurs politiques de prendre la mesure de crise et de poser sur la table les propositions qui agiront positivement sur la confiance des citoyens. Le peuple, semble-t-il, ne porte plus dans son coeur, la vieille oligarchie des professionnels de la politique.Contre le basculement, il faudra peut-être opposer une évolution des pratiques de gestion des affaires publiques. Cette rectification exige incontestablement une vraie volonté politique et les moyens pour que les décisions prises s’appliquent plus vite qu’en temps normal. La Chambre des députés vient de voter une loi nécessaire à l’intégration sociale et à l’autonomie des personnes handicapées. Le Sénat a résilié le bail de la résidence prestigieuse du président de l’Assemblée nationale. Les efforts doivent être proportionnels au désenchantement populaire créé, installé et entretenu au bénéfice des professionnels de la politique et de la gestion des affaires publiques.Nous avons actuellement besoin d’être optimistes pour que la crise n’affecte pas ou ne remette pas en question notre système de démocratie représentative, malgré sa palette de limites.Pour sauver la République et ses institutions, les acteurs ont besoin de développer un sens exceptionnel du consensus et surtout de justice quand il le faut.C’est moins douloureux de visiter un ami en prison que d’aller se recueillir sur sa tombe.Brûler le siège du Parlement ou exiger que les parlementaires démissionnent en bloc ne permettront pas de rétablir, au plus vite, la confiance.Est-ce que nous sommes dans une république dépravée où seuls les membres du gang auront un jour accès aux dites bonnes écoles ?L’autre raison est encore plus folle.Y a-t-il une catégorie de gens qu’on ne veut pas fréquenter ? Un apartheid qu’on veut signifier, établir ? Un parent d’élèves a osé pointer du doigt les enfants qui arrivent sur taxi-moto. On pourrait aussi indexer les enfants qui viennent dans des voitures qui ne font pas high class. Beaucoup de journalistes du National tomberaient sous les couperets de cette discrimination qui ne se dit pas.Il faut que ces gens, ces fous, qui exigent à ces responsables d’établissements d’augmenter les frais scolaires, soient clairs. Qu’on cesse de se cacher. S’il y a une partie de la population qu’on méprise, qu’on déteste, qu’on veut anéantir, qu’on le dise.Il y a aussi un autre drame. Ceux qu’on méprise, qu’on veut annihiler et qui tiennent malgré tout à ce que leur progéniture fréquente de tels établissements simplement pour dire qu’on est là même si alors l’enfant grandit frustré, avec des complexes qui viendront achever la société.Ceux qui se croient d’une race supérieure dans ce pays, ils doivent être non seulement aveugles, mais fous. Il n’y a rien à montrer pour le prouver sinon qu’une infériorité, une bestialité, une compétence à perpétuer le chaos, la misère, bref le mal même dans leurs propres lieux.Qu’on cesse dans les officines, dans certaines réunions de parents dans les écoles, à étaler une telle maladie mentale.Qu’on avoue publiquement qu’on nous méprise, qu’on nous hait et les marrons, les vrais vainqueurs des troupes de Leclerc en 1803 se ressouviendront de leurs faits d’armes.C’est bien beau d’indexer le peuple, de lui dire qu’il est sauvage, pas civilisé quand c’est vous qui implémentez la misère, qui financez les gangs et le chaos.L’union est la force d’une nation, mais la place des psychopathes est à l’asile.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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