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Le Parlement et son destin

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La menace est à la fois sérieuse et historique. Pour la première fois depuis la mise en application de la Constitution de 1987, y compris son récent amendement, le Parlement haïtien connaît une crise d’impopularité tellement grave qu’on se perd dans les mises en garde. On ne sait pas si elles concernent le Parlement, les parlementaires ou le baraquement du bord de mer affecté au Parlement.Après les douloureuses émeutes suivies de la démission très théâtrale de M. Lafontant et de son gouvernement, la fragilité du Parlement est devenue est perceptible. Les réseaux sociaux aidant, les scandales, qui tombent au mauvais moment, sont amplifiés et provoquent des réactions de colère.

La menace est à la fois sérieuse et historique. Pour la première fois depuis la mise en application de la Constitution de 1987, y compris son récent amendement, le Parlement haïtien connaît une crise d’impopularité tellement grave qu’on se perd dans les mises en garde. On ne sait pas si elles concernent le Parlement, les parlementaires ou le baraquement du bord de mer affecté au Parlement.Après les douloureuses émeutes suivies de la démission très théâtrale de M. Lafontant et de son gouvernement, la fragilité du Parlement est devenue est perceptible. Les réseaux sociaux aidant, les scandales, qui tombent au mauvais moment, sont amplifiés et provoquent des réactions de colère. Les mots du peuple connecté sont forts et, au-delà du Parlement, menacent le système représentatif du régime politique haïtien.La démocratie, le moins mauvais des choix de société, est-elle, par effet de chutes des pièces de domino, menacée ?Les évènements qui ont secoué la République au début du mois de juillet et l’évitable passe d’armes entre les deux sénateurs du Sud-Est ne suffisent pas pour expliquer ce désamour soudain pour le Parlement. L’honnêteté primaire, celle qui ne mérite aucun effort, exige qu’on admette que le chantier de l’État de droit en Haïti est bloqué. Les gouvernements successifs, tentés par l’autoritarisme, par le prestige des privilèges et par un libéralisme caricatural, se sont décrédibilisés. Le Parlement, avec ses prérogatives de contrôle du gouvernement, a sombré dans les couloirs du pouvoir dont il a lui-même tracé les contours.Avec ce déclin de la confiance dans le système politique, à tort ou à raison le populisme est en train de l’emporter. En plus, les temps annoncent la fin de l’élitisme de la haute fonction publique. Il est clair que les privilèges, les suspicions et scandales de corruption énervent, mais là nous sommes à un point délicat et tendu de la fracture sociale entre les plus aisés et les citoyens des catégories modestes. C’est connu et admis : la pauvreté et le chômage favorisent la montée du populisme.Tout en reconnaissant que notre système semi-présidentiel est loin d’être parfait, mais il a au moins le mérite de consacrer le principe qui permet au peuple de choisir librement ses dirigeants et ses représentants. Maintenant, c’est de la responsabilité des acteurs politiques de prendre la mesure de crise et de poser sur la table les propositions qui agiront positivement sur la confiance des citoyens. Le peuple, semble-t-il, ne porte plus dans son coeur, la vieille oligarchie des professionnels de la politique.Contre le basculement, il faudra peut-être opposer une évolution des pratiques de gestion des affaires publiques. Cette rectification exige incontestablement une vraie volonté politique et les moyens pour que les décisions prises s’appliquent plus vite qu’en temps normal. La Chambre des députés vient de voter une loi nécessaire à l’intégration sociale et à l’autonomie des personnes handicapées. Le Sénat a résilié le bail de la résidence prestigieuse du président de l’Assemblée nationale. Les efforts doivent être proportionnels au désenchantement populaire créé, installé et entretenu au bénéfice des professionnels de la politique et de la gestion des affaires publiques.Nous avons actuellement besoin d’être optimistes pour que la crise n’affecte pas ou ne remette pas en question notre système de démocratie représentative, malgré sa palette de limites.Pour sauver la République et ses institutions, les acteurs ont besoin de développer un sens exceptionnel du consensus et surtout de justice quand il le faut.C’est moins douloureux de visiter un ami en prison que d’aller se recueillir sur sa tombe.Brûler le siège du Parlement ou exiger que les parlementaires démissionnent en bloc ne permettront pas de rétablir, au plus vite, la confiance.Est-ce que nous sommes dans une république dépravée où seuls les membres du gang auront un jour accès aux dites bonnes écoles ?L’autre raison est encore plus folle.Y a-t-il une catégorie de gens qu’on ne veut pas fréquenter ? Un apartheid qu’on veut signifier, établir ? Un parent d’élèves a osé pointer du doigt les enfants qui arrivent sur taxi-moto. On pourrait aussi indexer les enfants qui viennent dans des voitures qui ne font pas high class. Beaucoup de journalistes du National tomberaient sous les couperets de cette discrimination qui ne se dit pas.Il faut que ces gens, ces fous, qui exigent à ces responsables d’établissements d’augmenter les frais scolaires, soient clairs. Qu’on cesse de se cacher. S’il y a une partie de la population qu’on méprise, qu’on déteste, qu’on veut anéantir, qu’on le dise.Il y a aussi un autre drame. Ceux qu’on méprise, qu’on veut annihiler et qui tiennent malgré tout à ce que leur progéniture fréquente de tels établissements simplement pour dire qu’on est là même si alors l’enfant grandit frustré, avec des complexes qui viendront achever la société.Ceux qui se croient d’une race supérieure dans ce pays, ils doivent être non seulement aveugles, mais fous. Il n’y a rien à montrer pour le prouver sinon qu’une infériorité, une bestialité, une compétence à perpétuer le chaos, la misère, bref le mal même dans leurs propres lieux.Qu’on cesse dans les officines, dans certaines réunions de parents dans les écoles, à étaler une telle maladie mentale.Qu’on avoue publiquement qu’on nous méprise, qu’on nous hait et les marrons, les vrais vainqueurs des troupes de Leclerc en 1803 se ressouviendront de leurs faits d’armes.C’est bien beau d’indexer le peuple, de lui dire qu’il est sauvage, pas civilisé quand c’est vous qui implémentez la misère, qui financez les gangs et le chaos.L’union est la force d’une nation, mais la place des psychopathes est à l’asile.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

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