Les élections en Haïti restent suspendues au fil d’une incertitude qui n’en finit pas de s’étirer. Il faut dire que les lenteurs d’une communauté internationale aux prises avec ses propres démons n’ont pas facilité le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG) dans les délais annoncés. La grammaire des relations internationales a basculé dans une forme de diplomatie du « deal », quel qu’en soit le coût humain. Un peu à l’image de ces ententes entre puissants de ce monde pour ignorer les massacres de civils au nom de la loi du plus fort.
Ainsi donc, le « dossier » haïtien se réduit, pour le moment, à d’interminables résolutions et à des valses-hésitations. Le gouvernement en place au pays a du mal à absorber ses propres budgets. La gestion des ordures illustre le ronronnement d’une administration précarisée qui, malgré ses campagnes volontaristes et ses communiqués velléitaires, peine à venir à bout de l’insalubrité ambiante.
En dehors des rencontres entre officiels et diplomates, on cherche les traces d’une quelconque politique publique. Ce genre de climat d’incertitude prononcée, sur fond d’insécurité et de vie chère, est corrosif pour le message d’unité lancé le 17 octobre par le Premier ministre Didier Alix Fils-Aimé.
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