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Éditorial

L'ère de la barbarie ?

L'ère de la  barbarie  ?

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Jamais, depuis 2004, on n’a vécu une situation aussi délicate et stressante. Les évènements de ces derniers jours où les bandes armées dépassent les bornes, ont hanté nos nuits et nos jours. Pourtant, tout indique que cette situation n’est pas prête à faiblir.

En Haïti, nous excellons, faute de choix, dans l’art de l’énumération du mal.  En réalité, nous sommes en passe d’accepter notre dépendance vis-à-vis de ceux, apprentis sorciers ou esprits manipulateurs, qui prennent plaisir à occuper, par tous les moyens, les ruelles du pouvoir. Il est, en effet, grisant d’avoir à portée de main les leviers qui rendent infinies les possibilités de nourrir son ego, de faire profiter les membres de son clan et d’oublier ou de mettre en évidence ce que l’on désire. Nous sommes en passe de légitimer une version monarchique de la gestion du pouvoir qui n’a pas survécu, dans la majorité des pays concernés, au vingtième siècle.

Il y a fort à parier que la perdition programmée du pays est un projet barbare savamment entretenu. À n’en point douter, les temps présents en Haïti proposent une réalité des plus complexes. Des individus (y compris des responsables politiques) et des groupes sociaux affichent des comportements qui renvoient aux périodes les plus décriées de l’histoire de l’humanité. Mentir sans conséquence, tuer sans être inquiété et ravir la liberté de quelqu’un pour gagner de l’argent sont des phénomènes qui légitiment cette barbarie dont on parle.

 Lars Clausen, un réputé professeur de sociologie et directeur du groupe de recherches sur les catastrophes sociales de la très prestigieuse et ancienne université de Kiel, fondée depuis le 17e siècle dans le nord de l’Allemagne, a déduit que : « la barbarie est une forme particulière de liquidation des valeurs de toute la société. Elle surgit après l’effondrement de ces valeurs par suite d’une transformation sociale radicale et rapide et se nourrit de la prolifération d’actions sanctionnées comme négatives parce que dirigées contre le corps et la vie » (Clausen, 1996).

Aujourd’hui en Haïti, nous en sommes là, dans la marge du monde.  

 Ainsi va le pays. Y a ceux qui gaspillent les ressources de l’État, d’autres qui kidnappent contre rançon. Mais, tous ont la prétention de faire du social à l’heure de la digestion.

De toute évidence, nous nageons en pleine barbarie. Les plus forts et les mieux armés repoussent les limites du mal.

 

La Rédaction

2 commentaires

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Edouard Cholo

Qui a déjà oublié L'ÈRE DE LA BARBARIE GNBIS, 2003-2004, de GARY VICTOR et de HENRY D. BAPTISTE ? Henry D. Baptiste, le SOSIE de GARY VICTOR, un autre "BRASERO INTELLECTUEL", embauché pour écrire dans le sens de ses maitres comme tout "ESCLAVE MENTAL GNBIS". On aura finalement tout lu sur ce site. Baptiste GNBIS ou Adventiste GNBIS comme ARIEL SOUSOU HENRY ?

Henri D. Baptiste

Des faits historiques. L'histoire est un perpétuel recommencement, dit-on. C'est une vérité de la Palice! Les témoins historiques ne se laissent effrayer par le titre de l'article, "l'ère de la barbarie." Et comment qualifier cette période, "Haïti, 1995-2000: le livre noir de l'insécurité." Ce n'était pas encore "l'ère de la barbarie." A défaut d'être de la dimension du Général Augusto Pinochet, au moins le Lieutenant-général Prosper Avril laissent de bons matériaux historiques pour les générations futures. A n'en pas douter, à la faveur de l'évasion du Pénitencier National, les lavalassiens accusés dans l'assassinat de l'innocent Jean Léopold Dominique (en s'alliant à un raté, poltron et domestique) ne manquaient pas de prendre la poudre d'escampette à l'instar d'un certain Sandro Joseph (ancien directeur de l'ONA). Ce dernier avait profité du tremblement de terre du 12 janvier 2010 pour laisser le Pénitencier National. De janvier 2010 à février 2016, le présumé voleur Sandro Joseph restait en cavale. Il n'hésitait pas pour se rendre à la DCPJ (2016) après l'avènement de ses alliés politiques kokorat au pouvoir. En deux temps trois mouvements, à la suite d'un procès en veux-tu en voilà, Sandro Joseph était devenu un homme libre, à la pleine satisfaction de Jean Dandon Léger, le commissaire du gouvernement. Les lingues sales se lavaient en famille. En ce sens, un Lamarre Bélizaire n'avait rien à se reprocher face à la société civile pourrie. Le PM ne voulait tirer aucune leçon des Mésaventures des marasa Aristide/Preval dans leurs alliances avec le "core group" au détriment du pays. Ci-gît Ariel, un valet de la dimension des autres.

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