L’insurrection populaire qui se propage à travers le pays comme du feu de brousse fait beaucoup parler d’elle, divisant même l’opinion. Le mouvement « bwa kale » inquiète et en même temps signe le constat objectif du rejet par la population de l’oppression des gangs. Son caractère expéditif et sommaire est à la mesure du désespoir d’une population aux abois, ne sachant plus à quel saint se vouer.
Ce genre de soulèvement spontané est un marqueur historique de ras-le-bol qui s’est déjà produit dans l’Histoire, ici et ailleurs. Ces débordements populaires dans leur générosité comme dans leurs dérives traduisent le délitement moral d’une société abonnée aux scandales. D’où ce cri « sanguinolent » destiné à secouer l’indifférence du monde.
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