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La Fondation pour la mémoire de l’esclavage a rendu un vibrant hommage à Toussaint Louverture

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage a rendu un vibrant hommage à Toussaint Louverture

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La Fondation pour la mémoire de l’esclavage a rendu un vibrant hommage à Toussaint Louverture au Panthéon, en France le 7 avril dernier. Il s’agissait à travers cet hommage de commémorer le cent vingtième anniversaire de mort de Toussaint Louverture, précurseur de l’Indépendance d’Haïti.

Selon la presse internationale, une poignée d’officiels, parmi lesquels Jean-Marc Ayrault, Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, Isabelle Rome, ministre de l’Égalité et de la Diversité, Roger Karoutchi, vice-président du Sénat, Anne-Louise Mesadieu, conseillère régionale d’Île-de-France et Jean Josué Pierre Dahomey, ambassadeur d’Haïti en France, ont déposé une gerbe près de l’inscription en l’honneur du général Louverture, dans la crypte du Panthéon. « Toussaint Louverture, c’est à la fois le père et le repère des idéaux de la Révolution française et haïtienne », explique l’ambassadeur haïtien. « Mais en France, son histoire n’est pas très connue », regrette-t-il.

Sur l’estrade, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault a saisi l’occasion pour donner une tournure politique à son discours. S’adressant directement au ministre de l’Éducation assis juste en face de lui, il regrette que « la Révolution haïtienne n’apparaisse pas dans les programmes scolaires ». En 1804, une ancienne colonie devient la toute première République noire. « Et pourtant, on ne raconte pas », déplore l’ancien chef du gouvernement.  Il appelle le président Emmanuel Macron à se saisir du dossier Haïti, afin d’aider cet état en détresse. « Rendre justice, réparer la mémoire, c’est aussi réparer le présent », conclut l’ancien Premier ministre.

Devant l’assemblée, le ministre Pap Ndiaye le reconnaît : « L’histoire de la Révolution haïtienne, si centrale de l’histoire des révolutions atlantiques, et donc de l’histoire mondiale, doit être connue de toutes et tous », plaide-t-il. Et d’annoncer : « Le ministère de l’Éducation nationale doit travailler et y travaille en ce moment avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. » L’acteur Jimmy Jean – Louis, de son côté, n’hésite pas à réclamer l’aide de l’État français. Une aide de « type plan Marshall », dit-il. Pour pacifier l’île, remettre les institutions sur pied et sauver l’économie. « Agissons tant qu’il est encore possible. »

En marquant le 220 ᵉ anniversaire de sa mort, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage a voulu remettre les pendules de l’histoire à l’heure et rappeler le rôle qu’a joué Toussaint Louverture dans l’abolition de l’esclavage. C’était un « précurseur », disent tous les interlocuteurs rencontrés lors de la soirée. Et pourtant, nous l’avons oublié.

Né esclave en 1743 à Saint-Domingue, Toussaint Louverture devient gouverneur et proclame en 1801 l’indépendance du territoire. Il devient un symbole fort pour Haïti et pour les populations opprimées. Toussaint Louverture est né esclave en 1743 à Saint-Domingue. Il exerce la fonction de cocher sur la plantation de Bréda au Haut-du-Cap, avant d’être affranchi à l’âge de trente-trois ans. Il devient ensuite propriétaire de sa propre exploitation. En 1791, il rallie le mouvement insurrectionnel lancé par les esclaves lors de la cérémonie du Bois Caïman. Puis, il rejoint les troupes espagnoles pour combattre les Français. En 1793, la promulgation de l’abolition de l’esclavage sur l’Ile de Saint-Domingue le fait changer de camps. Il s’oppose alors victorieusement aux Espagnols en tant que général puis général en chef des armées françaises de Saint-Domingue. En 1798, il signe le traité d’évacuation de l’Ile par les Espagnols et les Anglais. Il se nomme gouverneur à vie de Saint-Domingue et proclame en 1801 l’indépendance du territoire. Bonaparte alors envoie une troupe de vingt-cinq mille hommes pour contrer son pouvoir. À l’annonce du rétablissement de l’esclavage le 20 mai 1802, les combattants de l’île durcissent les combats. Louverture est arrêté alors qu’il était invité à négocier une amnistie. Il est conduit à Brest puis au Fort de Joux dans le Jura où il est soumis à un régime carcéral très dur. Affaibli, il meurt en 1803. Malgré son arrestation, la guerre perdure sur l’île jusqu’à la capitulation des troupes françaises. L’indépendance de Saint-Domingue, rebaptisée Haïti, est proclamée en 1803.

 

Schultz Laurent Junior

Avec la presse internationale

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