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Le poète haïtien Rodney Saint Éloi, finaliste du Prix des libraires du Québec

Le poète haïtien Rodney Saint Éloi, finaliste du Prix des libraires du Québec

L’Association des libraires du Québec (ALQ) a dévoilé le jeudi 27 janvier 2022 la liste des vingt-quatre finalistes de l’édition 2022 du Prix des libraires du Québec. « Les racistes n'ont jamais vu la mer » du poète haïtien Rodney Saint Éloi, paru chez Mémoire d'Encrier, est retenu dans la catégorie des essais québécois

Selon la presse canadienne, ce livre n’est ni un manifeste, ni un acte d’accusation, mais une invitation au dialogue.

Yara El-Ghadban et Rodney Saint-Éloi ont planté un arbre et invitent tout le monde à l’entourer afin d’échanger au sujet du racisme. Les deux écrivains se relancent l’un l’autre tout au long du livre en tablant sur leurs expériences personnelles. Ils estiment important de le faire devant un symbolique arbre à palabres, lieu de rassemblement africain à l’ombre duquel on s’exprime sur la vie en société. Un baobab ou un érable, peu importe, avec vue sur l’immensité.

 Un  brillant essai sur le racisme. Dans l’ouvrage Les racistes n’ont jamais vu la mer, nous sommes témoins d’un dialogue intelligemment échangé entre les deux auteurs. Cela provoque donc chez les lecteurs un besoin de réfléchir, d’analyser et de parler de ce sujet d’actualité. C’est avec beaucoup de sincérité et de transparence que les auteurs racontent leurs expériences personnelles face aux racismes qui ont débuté dans leur pays natal. Selon eux, ce livre est une œuvre nécessaire pour que les gens puissent changer leurs regards sur eux-mêmes, mais surtout sur les autres. Il s’agit d’un ouvrage à la fois libérateur et très inclusif qui saura alimenter plusieurs discussions ainsi que nous ouvrir les yeux sur une problématique qui nous interpelle tous.

Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste, académicien et éditeur né à Cavaillon (Haïti) en 1963.

Saint-Éloi est l’auteur d’une dizaine de livres de poésie, dont Jacques Roche, je t’écris cette lettre (2013, Mémoire d’encrier), qui a été finaliste au Prix du Gouverneur général, et Je suis la fille du baobab brûlé (2015, Mémoire d’encrier) également finaliste au Prix du Gouverneur général, ainsi qu’au Prix des libraires[6]. Il dirige plusieurs anthologies, dont certains, avec Georges Castera, Lyonel Trouillot, Stanley Péan, Franz Benjamin, Laure Morali. Il a également publié le récit Haïti Kenbe la ! en 2010 chez Michel Lafon, avec une préface de Yasmina Khadra. En 2020, il publie Quand il fait triste Bertha chante chez Québec Amérique, récit qui rend hommage à sa mère [7].

Il fonde à Montréal en 2003 les éditions Mémoire d’encrier, devenues très vite la référence en diversité et littérature-monde[4]. Il fait découvrir des écrivains de différentes origines (amérindienne, québécoise, haïtienne, sénégalaise, antillaise, etc.) dans une démarche « d’altérités porteuses d’avenirs et de solidarités  ». Il « rassemble les continents » tant dans son œuvre que dans sa maison d’édition : cultures, imaginaires, rassemblés et mis en commun, pour un vivre-ensemble semble être le véritable combat.

 

Schultz Laurent Junior

avec la presse internationale

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