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Recoller les ossements

Recoller les ossements

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«Recoller les ossements», est une rubrique de poésie dirigée par l'écrivain et critique littéraire Feguerson Fegg THERMIDOR. Face aux actes barbares qui ravagent Haïti, cette initiative utilise la poésie comme un baume pour apaiser les plaies et résister à l'obscurité.

Le deuxième numéro met à l'honneur Taberneau Louis- Jeune, où chaque mot tente de réparer les fractures d'une société meurtrie.

( Propos de Feguerson Fegg Thermidor

« Salut ! Mon cher ami Michel Robenson Octavio. Cela fait longtemps depuis que tu fuis la capitale d’Haïti à cause de l’installation des groupes armés qui terrorisent la population haïtienne. Depuis lors, toutes les activités qu’elle soit culturelle, politique, économique se dessoudent dans la caverne du dysfonctionnement. Les bandits sont devenus plus puissants que les tyrans. Ils se sont convertis en une bande de criminels.

Ils attaquent non seulement les propriétés privées, séquestrent les citoyens de la classe moyenne, les assassinent aux yeux de tout le monde  sans qu’ils n’ont pas à rendre compte devant aucune autorité judiciaire. Surement, tu as entendu parler de l’ensemble  de massacres qu’ils sont en train de commettre dans la capitale. En premier lieu, ils ont brulé, tués les gens de carrefour-feuille.

Les dirigeants haïtiens, ni les forces étrangères n’ont pas réagi a cet acte de criminalité. Ces habitants  se sont réfugiés dans les locaux administratifs de l’Etat. En second lieu, les gangs sont tellement puissants. Personne n’arrive  à les freiner. On pourrait se questionner à propos de la provenance de ces financements criminels ? Ce sont nos dirigeants, les fonctionnaires du secteur industriel, nos pasteurs, nos prêtres catholiques haïtiens qui contribuent à les fournir  des armes de guerre, des équipements pour qu’ils prennent le contrôle de la république.

En d’autres  termes, ils ont massacrés impitoyablement Solino, Kenscoff,  Post marchand, Tabare. Enfin,  tu serais attristé de constater que des chiens prédateurs mangent les cadavres de nos compatriotes haïtiens. Tous les quartiers de Port-au-Prince  sont mis sous la surveillance des bandits armés, qu’il n’y a des activités littéraires, culturelles au bas de la ville. Nous vivons désormais entre la mourance et l’amnésie à Port-au-Prince.

Quel est le sens de la vie humaine à Port-au-Prince ? La violence dessine sa toile aux murs de la capitale. En effet, ces artisans de violence s’élargissent, ils occupent aussi une bonne partie de l’Artibonite (Pont-Sondé), Lacroix-Périsse. J’ai appris que les bandits dénommés, kokorat san ras, savien terrorisent le bas de l’Artibonite.  Les fils de la République titubent de fin. Ils pataugent dans la pauvreté extrême. Nous assistons actuellement à l’ère de la voyoucratie, au règne des bandits à sapat, à la pathologie de l’élite haïtienne, à  une crise existentielle haïtienne aigue. Il y  a de l’espoir. Inventons-le. Haïti ne mourra pas’’

Taberneau Louis-Jeune

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