Aveux des lampes : Une poésie en pleine mue, le dire poétique de Miguel Romain
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«Aveux des lampes», est un recueil exceptionnel d'une quarantaine de pages, avec une écriture mûre, chaude, rythmée et ponctuée. Une poésie en pleine mue, un recueil de poèmes à couper le souffle. L'auteur est de mèche avec sa muse. Ce n'est pas que des mots. Il nous offre un bouquet de prose, de fleurs et de lumière. Des déclarations, des confessions poétiquement grandioses.
Les lampes qui éclairent ces confessions poétiques ne sont pas de simples objets utilitaires. Ce sont en revanche des souvenirs et des pensées fortes. L'auteur propose une flânerie éprise d'un pur lyrisme où chaque mot a le pouvoir magique d'intensifier l'émotion du poème. Ainsi, Miguel Romain se raconte.
Miguel Romain est une âme d'élite. Le poète a un grand goût littéraire. Un sens aigu lui permettant de travestir les mots pour les rendre éternels. Le poème a tous les éléments d'une intrigue. La musique est organisée, le silence est subtil. Le décor est planté. Le ton est juste. C'est une écriture prosaïque aux multiples facettes et rebondissements suivant une structure peu métrique. C'est-à-dire qu'au fond il n'y a pas de rimes obligatoires, pas de syllabes comptées, pas de rythme régulier. Au contraire, il y a une liberté dans la structure et le corpus du texte. Il y a donc une mise en valeur, une focalisation sur l'émotion et l'émotion seule ! Toute la richesse de ce formidable recueil réside dans : L'expressivité, la subjectivité, l'intensité et la diversité des émotions. L'auteur semble assembler les mots construisant l'œuvre comme des pièces de puzzle. L'assemblage de certains termes séparés tels que: l'écriture, la nuit, la musique, l'environnement, la domesticité, l'amour, la femme, le malheur, le plaisir, le fantasme, la solitude, le rêve, la famille, le schadenfreude, pour former un tout cohérent!
Le poète invite la nuit et des lunes fantastiques dans son processus de création. Les métaphores, et les vieilles figures de style viennent jusqu'à près.
L'esthétique qui arpente le poème est le fruit, du silence, de l'habilité, de la patience.
" Ce n'est pas la première fois que le silence m'accuse de prose et de rimes préméditées, souvent au milieu de la nuit, la pendule me prend en flagrant délit dans l'enceinte des pages vierges, avec les cris de l'alphabet suspendu à la chaleur de mes doigts".
Le poète ne souffre pas l'angoisse de la page blanche. Pour lui la surface du papier blanc n'est ni un vide absolu, ni un mal à combattre. Mais un espace libertaire pour imprimer son âme, ses pulsions, son art, son amour et sa fragilité. Si l'alphabet fait des exigences, si les doigts du poète se métamorphosent en plume d'oie et plume de cygne comme dans un conte de fée. Ce peut-être pour mieux voguer et vaguer entre l'écriture courante, plate et l'écriture dite sophistiquée ou ornée. Le verbe explose en mille éclats pour pousser un peu plus les bornes de l'imaginaire.
Mingolove est originaire des Gonaïves, vivant actuellement aux États-Unis d'Amérique; proclame la liberté de l'expression poétique totale, dans une sorte de melting-pot culturel. Le poète Miguel Romain a du ciel dans le sang. Je suis convaincu qu'il n'est pas une étoile montante, mais une constellation. L'écrivain est tout d'abord un grand manieur de verbes, un specialiste du langage des dieux. Au gré de sa muse débordante, il écrit, il parle, il dit et fait des aveux importants.
En choisissant de pondre des mots, de creuser un peu plus fond. Il devient un guerrier de l'imaginaire expliquant le but de sa folie.
J'écris pour colorer l'âge de la pluie selon l'humeur des jours anonymes comme des dissertations d'oiseaux déments
J'écris pour panser mes blessures avec le masque des mots
J'écris pour laisser mes soucis tomber en chute libre dans les abysses du verbe
pour dissiper les brouillards de mon délire par fenêtre du quotidien jusqu'au pluriel miroir des autres.
"Aveux des lampes" à la poésie nécessaire pour subjuguer des lecteurs avisés. Le poète à beau déconstruit l’ordre des choses, dompter les syntaxes, rompre avec la littérature de l'expression. Nonobstant tout la poésie ne perd point sa nature ; la poésie reste et demeure.
La sublimité du verbe de l'écrivain n’est ni dans la force des mots, ni dans les choses inédites de l'œuvre. La poésie est.
Romain approprie le monde par les mots, et l'œuvre est une réussite.
Ricardo Auguste
1 commentaire
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Johnson Casimir
j'ai hâte de lire ce contemporain. Filez moi votre adresse électronique Ricardo