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Wòch nan dlo pra l konn doulè wòch nan solèy !

Wòch nan dlo pra l konn doulè wòch nan solèy !

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Il y a des slogans qui peuvent devenir comme des virus dangereux dans la tête d’une population. Pire, des slogans qui bloquent la réflexion, car ils font appel à une haine compréhensive pouvant naître chez les laisser pour compte quand ils se rendent compte qu’ils ont en face d’eux une minorité à la fois méprisante, arrogante, qui travaille à perpétuer leur situation de parias.

C’est le propre des démagogues de se servir des frustrations, des haines d’une population pour arriver à leurs fins, mais sans rien proposer en retour. Car si dans ce slogan il est clair que les wòch nan dlo  vont connaitre une réalité qu’ils se sont évertués à ignorer, les woch nan solèy resteront dans leur situation misérable et devront se contenter du plaisir, du ravissement de voir les wòch nan dlo frire dans ce  solèy décrié.

Le drame chez nous c’est que par un rétrécissement de la pensée sur lequel devraient se pencher les experts en sciences humaines, on est arrivé à se constituer tout un schème de réflexion et d’analyse à partir de ce slogan.

On est satisfait de voir son ennemi à genoux, ou du moins de le croire à genoux alors  qu’on ne fait pas un pas en avant. On recule et on croupit encore plus dans notre misère. Celui qui réussit,  on  souhaite haineusement qu’il broute de l’herbe au lieu de rêver au jour qu’on atteint comme lui un sommet. Ce slogan quelque part nous enferme dans une boucle ou l’on joue avec les éléments d’un imaginaire disloqué qui n’ont rien à voir avec la réalité.

Cela peut devenir encore plus grave quand nombreux de ces wòch nan solèy quittent le pays. On pourrait dire qu’ils deviennent des wòch nan dlo. Mais désespérément, souvent, ils restent, même en terre étrangère, des wòch nan solèy et réfléchissent de la même manière. On a le réflexe de la terre brulée, mais pas avec la stratégie de la terre brulée d’Henry Christophe et des armées russes devant Napoléon et Hitler. Christophe et les Russes avaient tout brulé devant l’ennemi, mais le conflit terminé, ils ont élevé et reconstruit des palais. Nous, nous avons le réflexe de la terre brulée de barbares. On détruit tout, mais dans l’impossibilité mentale même de penser à la reconstruction. Tout doit devenir  petit, triste, sale, poussiéreux, kokorat. Plus de wòch nan dlo. Tous des wòch nan solèy. La misère devenue arrogante, triomphante, comme étendard de notre supériorité !

Ce qu’il nous faut, ce sont des millions et des millions de wòch nan dlo. Une population qui dispose de routes, d’écoles, d’université, d’hôpitaux. Une population dont les enfants et les femmes sont protégés. Des millions et des millions de wòch nan dlo dont le ventre n’est pas aux mains de l’étranger. Des millions et des millions de wòch nan dlo qui se remettent à travailler pour que nous ayons enfin une production agricole suffisante et diversifiée.

Nos ennemis veulent toujours plus de  wòch nan solèy.

Nous, nous voulons des millions et des millions de wòch nan dlo. 

Dans la réalité. Pas dans le mythe et dans l’imaginaire.

 

Gary Victor

2 commentaires

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Edouard Cholo

Ce COLONISÉ GNBIS qu'est Garry Victor et qui ne vit que pour se faire bien voir tant en France qu'à l'ambassade de France en Haïti, ce friand de prix littéraire me fait penser au COLONISÉ de Jean Price Mars dans "la vocation de l'élite " «Le colonisé Garry Victor vit en lui un drame dont il ne peut plus s’extraire, alors il se donne à voir à travers le regard du maître dont il cherche toujours à ressembler afin de se démarquer lamentablement de ses origines et de son identité». Anciennement "wòch nan solèy", il est depuis plusieurs années un valet de "wòch nan dlo". GNBIS un jour, GNBIS toujours.----Ce n'est pas moi qui l'ai dit au journal New York Times, mais l'ancien ambassadeur de France en Haïti, Thierry Burkard « L'ambassadeur de France en Haïti de l'époque, Thierry Burkard, a concédé dans une interview au journal New York Times que la France et les États-Unis avaient effectivement orchestré « un coup d'État » contre M. Aristide, et que son expulsion brutale était « probablement un peu » sa demande de restitution et de réparations à la France, aussi.» (New York Times, 20 mai 2022). Pour que ces pays puissent orchestrer le coup d'État du 29 février 2004, cela prenait des collabos soudoyés comme vous, faisant partie des 130 INTELLECTUELS GNBIS DE LA HONTE qui ont signé le 2 octobre 2003 une pétition pour se démarquer et boycotter le bicentenaire d'indépendance d'Haïti le 1er janvier 2004. Honte à vous !

Edouard Cholo

Il n'y a pas que des GNBIS comme Garry Victor en Haïti habitués à recevoir des ordres venant du triumvirat France, Canada, États-Unis comme en 2004 en vue de prendre part au renversement du président Aristide le 29 février 2004. Les vrais fils d'Haïti ne sont pas tenus de coopérer avec la Mission Multinationale, mais sont plutôt obligés à la combattre, sinon les Kenyans vont introduire la maladie d'EBOLA EN HAÏTI, APRÈS LE CHOLERA DE LA MINUSTAH, des GNBIS et des 130 INTELLECTUELS DONT GARRY VICTOR qui avaient signé le 2 octobre 2003 une pétition pour se démarquer et boycotter les célébrations de notre bicentenaire d'indépendance le 1er janvier 2004. HONTE À CETTE RACAILLE DE PRÉTENDUS INTELLECTUELS.

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