Tu es la rumeur...
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Tu es la rumeur
coulée sous la peau nue des villes
L'urgence de tes mains
plantée au bord de la source
La caresse
Ô rumeur
glacée sous le vent léger de nos paroles
Il a fallu nos lèvres
ces petits riens qui valent
la mer et ses trésors
Il a fallu dans nos gestes saisir
le poids cruel de nos manquements
Le poids cruel de ces enfants
laissés au bord des trottoirs nus
Il a fallu ces mots
égrainés des épis de l'amour
et mesurer la grandeur de la vie
dans l'or mûr des manguiers
Le temps qui coule sans s'arrêter
dans la maison de nos paroles
Le temps qui file dans nos artères
comme les tentacules des herbes folles
Tu es la rumeur
coulée sous la peau nue de ma ville
Ces petits riens qui valent
la mer et ses trésors
© James Stanley Jean-Simon
Email : jeansimonjames@gmail.com
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