À Port-au-Prince que je connaissais si enchanteresse
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Oh! Port-au-Prince,
Toi que je connaissais si gaie et si enchanteresse
Tu es si meurtrie à ne faire plus t’aimer
Et si effrayante à faire peur
Me rappelant mes souvenirs de toi,
J’ai les larmes grossissant les océans,
La voix évanouie dans des soupirs et des sanglots
Que de regrets !
Tu as la mort qui galope à vive allure sur tes artères !
Tu as la peur qui chevauche çà et là!
Oh! Port-au-Prince,
Toi pour qui j’ai mon cœur saigne comme une fontaine
J’écoute ta voix plaintive qui assourdit le silence
Dis-moi,
Combien de morts ont dansé le bal des balles perdues dans tes rues ?
Combien d’enfants ont le traumatisme de tes sérénades d’armes en rafale?
Combien de rêves sont mitraillés en morceaux dans la tuerie de tes sanguinaires?
Combien de mots ont les fissures des balles ?
Et combien de personnes dansent avec leurs plaies ouvertes ?
Port-au-Prince,
J’ai besoin de voir valser tes places publiques
Pour que la vie ne meure pas
J’ai envie de t’embrasser avec un serrement si étreignant!
James Saint Germain
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