La soif de justice des communautés haïtiennes s’aiguise à la même vitesse que s’accélère la déchéance des institutions publiques. Des dossiers encombrants, des cas non résolus s’empilent. L’État de droit, promis par les uns et les autres, semble n’avoir été qu’un mirage. Le pays tout entier attend toujours de voir la femme aux yeux bandés se réveiller de son profond sommeil.
Les plus optimistes diront que les défis du système sont si nombreux que les progrès risquent de ne pas s’apercevoir du jour au lendemain. Mais, en réalité, que vaut une justice si elle ne peut inquiéter les méchants ?
Des années se sont écoulées ans depuis que des assaillants s’acharnent sur les modestes familles des quartiers défavorisés, les autorités judiciaires n’ont toujours pas fait signe de vie. Les commissaires se suivent, les mandats de juges se renouvellent, mais la justice fait du surplace.
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