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17 octobre 2021: Dessalines était seul dans les rues pour protester contre un État en mauvais état

17 octobre 2021:  Dessalines était seul dans les rues pour protester contre un État en mauvais état

Comme les accords désaccordent parfaitement les leaders politiques de l'opposition, donc, ce 17 octobre, ils étaient incapables d'annoncer de manifestation contre les kidnappings et tous les autres problèmes sociopolitiques. Pas même un seul leader? Non! Pas même son fils. Ils étaient presque tous très occupé par l’accord mal accordé de l’accordéon d’un maestro amateur qui, tout en se moquant des mélomanes de la bonne musique, interprète une chanson d’un Groupe musical qui décore seulement les intérêts mafieux et mesquins des artistes internationaux.

Pour une opposition qui n'a plus de pouvoir de convocation, le peuple est donc seul face à son destin. De l'insécurité et tous les autres problèmes qui ravagent la société haïtienne sous l’influence des gangs armés qui ne peuvent pas se désarmer par une force de police incapable de protéger même ces agents, donc seul le discours et action d’un libérateur peut libérer.  Heureusement, au moment ou l'opposition est en opposition à elle-même, le Père fondateur de la nation avait préféré de marcher seul au lieu d'être mal accompagné par des promoteurs d’un accord mal accordé par un maestro amateur.  Ainsi, le Général, l’unique, il était dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer tous les accords qui ne pas en accords ou qui ne prennent pas en compte les problèmes de: l’insécurité, conférence nationale, la cherté de la vie, corruption dans les institutions de l’État, procès des dilapidateurs des Fonds du Petro Caribe, programmes sociaux pour les masses et, de l’ingérence de l’international dans les affaires politique du pays pour ne citer que ceux-là.

C’était dans cet ordre d’idée que l’homme de Cormier était dans les rues.  Oui, il était seul dans les rues pour renouveler ses engagements et attachements au peuple haïtien dans leurs combats au quotidien contre un système pourri de plus de deux siècles.  Pour commencer, Papa Dessalines était très furieux lorsqu’il constatait l’état mal entretenu d’un monument érigé en son nom ainsi que les maisonnettes des riverains dans les zones avoisinantes du Pont Rouge.  Comment justifie l’injustifiable ou la banalisation d’un peuple qui de l’esclavage à l’indépendance est, deux siècles après, si déshumanisé…si zombifié par une oligarchie rapace et répugnante.   Explique-moi ce constat d’échec de ce pays en faillite, demandait Jean-Jacques Dessalines le Grand.  

Sur tout le parcours, de sa résidence permanente de Pont Rouge au Champ de Mars, il n’avait pas cessé de crier d’une voix forte, après le constat de l’état des lieux et le mode de vie épouvantables des gens dans les bidonvilles, si les citoyens ne se soulèvent pas pour un gouvernement de Salut public, c’est qu’ils ne sont pas des hommes.  Nous n’avions pas fait l’indépendance pour que le pays retourne sur le contrôle de ces colons rapaces.  

Comme il continuait son parcours, tout en attaquant la colonisation du pays par le Core Group, l’Empereur était très fâché contre les Conzés, les politiciens et les classes d’affaires au pouvoir qui continuent de collaborer aveuglement avec les petits-fils des colons et ceci à l’encontre même des intérêts collectifs.  Lorsque, subitement il croisait des voitures des colons qui circulaient sans respecter les règles de la circulation locale, toutes les frustrations de Dessalines remontent à la surface contre les arrogances des progénitures de Rochambeau et de Leclerc qui se sont convertis en commissaires civils avec l’unique mission de passer des ordres aux petits enfants de François Capois, Lamour Desrances et Petit Noël Prieur, etc. 

Toujours en colère, mais d’une façon plus calme, Dessalines demandait aux nationalistes qui  sont encore restés debout en dépit des vicissitudes de la vie : comment ces occupants se sont-ils retournes au pays. Qui les ont donnés l’occasion ou l’autorisation de rentrer et de rester dans mon pays, jusqu’a même en droit de designer qui devrait diriger mon peuple. Comment sommes-nous arrivés là. D’un pays indépendant en 1804, en pays sous tutelle ? 

Au carrefour de résistance entre la route de Delmas et ruelle Nazon, il rencontrait certains de ces anciens lieutenants qui sont encore restés conséquents à la cause d’une Haïti plus juste, plus prospère et sans exclusion, il les demandait pourquoi ils ont gardé ces dirigeants incompétents encore à la tête du pays pour continuer à faire du marchandage politique à leurs propres intérêts mesquins, pendant que les masses croupissent dans la misère ?  

Après quelques heures de marche, c’était un Dessalines fatigué qui, avec son drapeau bicolore noir et rouge dans une main, et dans l’autre, son ancienne épée, criait très fort : Liberté ou la mort… jurons de combattre pour que justice soit faite autour de la dilapidation des fonds du Petro Caribe.  En refrain, Papa Dessalines chantait, effrayons tous ceux et celles qui ont volé cet argent.  

Une fois arrivée au champ de Mars non loin de la place de la Constitution, subitement se trouvaient en face de lui, un camion avec des policiers qui, sans hésitation, tiraient, lançaient du gaz et de l’eau grattée dans toutes les directions.

Utilisation de la violence pour faire peur

Face au comportement anti-démocratique de la police, furieux, général Dessalines criait encore plus fort : Pour déchouquer les nantis et ses hommes de main qui gardent mon peuple encore dans la misère la plus abjecte, « Je veux garder avec moi que des braves. »  Que ceux qui veulent continuer à être exploités par les corrupteurs du pouvoir et de la classe des affaires laissent la lutte.  Que ceux au contraire, qui veulent se débarrasser des bandits armés et en costumes, je vous encourage de suivre tout simplement mes exemples avant et après l’indépendance. 

Entre-temps, les gangs, les fanatiques zélés du statu quo qui se cachaient dans les parages du Tour 2004, profitant du comportement anormal des agents de la PNH, avec des armes automatiques, ils tiraient en direction du Père de la nation. Fatigué et vieillir certes, mais un révolutionnaire reste un combattant. Face aux comportements des sbires du pouvoir, Papa Dessalines criait encore plus fort en leur direction : je vous ferai tous sauter si toutefois vous continuerai dans vos sales besognes. 

Paniqués, comme des bêtes traquées, ces vauriens ont finalement laissé l’espace pour aller, probablement se rapporter dans des radios à grandes écoutes dans l’aire métropolitaine que le libérateur, le vrai, celui qui n’avait pas reculé devant les chiens sauvages de Leleclerc et de Rochambeau est dans la ville pour faire peur aux caméléons. De l’autre côté, il y avait une marchande de boissons gazeuses qui était assise tout près de l’ancien bâtiment du Ciné Rex Théatre, inspirée des héroïnes comme: Victoria Montou, Sanite Belair, Marie Jeanne Lamartinière ainsi que de Marie-Claire Heureuse, elle déclarait avec insistance : Chef, parlez, parlez aux insouciants...seuls le message et la lutte d’un vrai libérateur comme vous peut nous libérer.     

Seul le message d’un libérateur libère ...

Ainsi, après les cérémonies rituelles et mystiques de Boukman et ses associés, d’un geste de la tête, Dessalines faisait signe à un groupe de jeunes, composée en majeur partie des étudiants de l’université d’État d’Haïti, de se rapprocher pour entendre de la bouche d’un libérateur, le message qui libère.  Dans son adresse historique à la nation qui a été, malheureusement, boycottée par les chaines de télévision et des stations de radios privées et publiques, Dessalines commença pour dire : comment se fait-il, plus de deux cents ans après l'épopée historique de Vertières, le pays fait face à de tels problèmes structurels et conjoncturels ?  Je ne vais pas tolérer qu’un petit groupe de personnes qui forment la classe dominante et qui détient toutes les richesses du pays continue à exploiter les masses.  Avec la rigueur d’un vrai chef, il rappelait aux dilapidateurs des fonds de l’État que l’épopée de 1804 de l’armée indigène n’a pas été seulement l’œuvre des officiers et sous-officiers mulâtres, mais aussi l’effort des vaillants soldats issus de la classe majoritaire esclavagiste.  

 

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