Inscriptions aux élections : anatomie d’un naufrage annoncé…
La comédie électorale semble entrer dans son deuxième acte : celui de l’art de reculer pour mieux sauter. La carte est jouée mais la partie, elle, paraît déjà brouillée par les hésitations du politic timing. Les prorogations et les ajustements de dernière minute. Dans ce jeu institutionnel où chaque communiqué prétend remettre les pendules à l’heure, le Conseil électoral provisoire (CEP) donne désormais l’impression de courir derrière un calendrier qui, lui, ne l’attend pas. Bienvenue à la troisième scène, deuxième de la comédie électorale…
Le 16 septembre, l’institution électorale a accordé un nouveau délai, jusqu’au 9 octobre, pour l’inscription en ligne des candidats et le dépôt des pièces, à la demande insistante des structures politiques agréées. Le premier tour reste fixé au 13 décembre 2026. Entre ces deux dates se resserre un étau temporel dont les ramifications ne sont pas anodines. Le CEP indique, parallèlement, poursuivre les discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement en vue d’une éventuelle modification du décret électoral.
Voilà donc le paradoxe : le train électoral continue d’annoncer son heure de départ alors que les mécaniciens s’affairent encore sous le capot. Le bât blesse, donc.
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