radiotelepacific@gmail.com
Radio Pacific 101.5 fm
Tribune

Le procès mondialisé du système capitalisme impérial

Le procès mondialisé du système capitalisme impérial

La mise en accusation de ce système destructeur par le Centre de Recherche et d’Analyse en Histoire contemporaine d’Haïti (CRAHICH) en 217e année de l’indépendance

Partie III

Le capitalisme a empoisonné notre éducation

Nous avons non seulement un système éducatif faible, mais encore une éducation colonisée. Parce que notre éducation aussi subit les influences des puissances impérialistes. Notre éducation n’est pas exempte du diktat de l’international communautaire . Notre éducation n’est pas centrée sur notre histoire, notre réalité sociale et culturelle. Qui pis est, elle fonctionne à l’image de notre économie. C’est une éducation de marché, une éducation d’ouvrier qualifié. Cela correspond à la même logique de la division internationale du travail. Ce faisant, nos gens instruits sont formés pour l’étranger, car il maitrise mieux la culture occidentale que celle de nos ancêtres africano-caribéens haïtiens. Nous nous ignorons nous-mêmes en connaissant l’occident. C’est pour ainsi dire que l’école et l’université en Haïti ne sont pas des institutions haïtiennes à proprement parler, mais plutôt des institutions ayant pour rôle de préparer, de former les cadres, les fidèles serviteurs du système d’apartheid qui ne revendique pas son nom, dans lequel nous vivons. Autrement dit, des instruments, ou des chiens de garde du statuquo ante. Cette critique ne date pas d’hier, malheureusement, il est censé devenir une constante du système d’enseignement en Haïti depuis la naissance d’Haïti. Pour corroborer mes propos, je vous propose de lire un extrait d’un article du bulletin de l’OR-18 mai Démocratie nouvelle. Haïti, publié en février 1973, au numéro 13-14, dans lequel on peut lire ceci, en parlant des classes féodales compradores : « elles incluent aux jeunes le respect de ce qui est étranger, la soumission à la culture étrangère, le mépris d’eux-mêmes, de leur peuple, le manque de confiance en ses forces. Les bourses, les stages en métropole, les voyages d’études viendront parachever cette œuvre et il n’est pas rare de voir nos jeunes cadres soutenir la position, les points de vue et les méthodes des puissances néo-colonialistes et racistes » . De surcroit, pas moins de 80% de nos diplômés émigrent à l’étranger, là ils peuvent gagner leur vie en s’épanouissant dignement et en rêvant une vie de bonheur.

La fonction réelle de l’école et des universités en Haïti est de classe

Comme nous l’avons évoqué dans le paragraphe antérieur, notre système éducatif n’est pas épargné de la mainmise du système capitalisme qui ne veut que des ouvriers dociles, des soumis pour être utilisé sur le marché international du travail. Je voulais dire que ce problème est très actuel, il est manifestement un des plus grands obstacles qu’a dressé l’impérialisme pour maintenir dans la domination les petits peuples. C’est exactement ce qu’a dénoncé avec véhémences l’auteur de l’article précité, en écrivant plus loin :

Ainsi, l’école, l’université en Haïti, sont des institutions qui ont pour rôle de préparer, de former, les cadres, les fidèles serviteurs du système féodalo-compradore. Entièrement étrangères aux véritables intérêts et aspirations des masses populaires, elles fonctionnent pour répondre aux besoins du système féodal. Ce sont de vrais corps étrangers dans le pays, coupé du peuple, de la réalité, de la société et dont la fonction essentielle est la préparation des fantoches dont l’impérialisme a besoin pour maintenir son exploitation et sa domination sur le pays. Aussi, ces institutions jouent-elles une fonction de classe précise, diffusent-elles une idéologie de classe qui est celle des réactionnaires locaux et des exploiteurs étrangers.

En définitive, le problème d’enseignement reste un défi majeur dans la mesure où l’éducation n’est pas assurée de manière indépendante par l’État néolibéral haïtien. Parce que le système éducatif est détenu par le privé à plus de 88% dont le plus fort pourcentage se trouve entre les mains des églises occidentales, catholique détient u peu plus de 24% l’Église protestante 35% tandis que le reste est partagé par les particuliers, les municipalités et l’État qui ne s’occupe qu’à peine 10% de l’offre scolaire. En ce qui concerne, les matériels pédagogiques, ils sont quasiment le privilège de l’Église catholique romaine. Les principaux manuels de référence sont produits par les F.I.C . C’est une véritable industrie de zombification fonctionnant à multiples vitesses. Non seulement il n’existe pas d’éducation universelle ni de qualité, mais encore, le plus invraisemblable, c’est que l’école en Haïti se fait à l’aide d’une langue seconde : le français dont seulement dix pour cent (10%) de la population haïtienne maitrise. Alors que 100% haïtien parlent le créole haïtien. Le créole est la langue nationale du pays, pourtant l’enseignement se fait en une langue apprise à l’école. Ce qui implique que, tant qu’un apprenant n’arrive pas à parler et comprendre le français, il n’apprend rien à l’école. C’est qui fait que dans une très grande proportion, les élèves abandonnent la scolarité à force d’être las de ne pas pouvoir ni apprendre ni apprendre à apprendre et encore moins, ni comprendre quoi que ce soit ou presque. Durant les six premières années de scolarisation, l’enfant ne fait que le perroquet, en répétant sans comprendre ce qu’il lit et ce qu’il entend. Car, la langue étrangère non encore acquise le bloque dans son processus d’apprentissage. On n’apprend pas sans comprendre. Or, comprendre dépend directement d’une langue qu’on a déjà maitrisée, comme l’a écrit le professeur Yves Dejean . Pourquoi cela se fait ainsi en Haïti ?

Les conséquences désastreuses du capitalisme sur le plan environnemental

Les terres arides et forestières des paysans sont, manu militari, accaparées pour implanter des « zones franches » comme, par exemple, les pacs industriels de caracol à Caracol et la CODEVI à Ouanaminthe dans le département du Nord-Est. Dans la même veine s’inscrit la « concession »de Savane Diane dans l’Artibonite qui s’étend sur deux autres départements adjacents : le Nord et le plateau central où Jovenel Moiїse est livré, par un simple arrêté présidentiel, 8 600 hectares de terre et $ 18 000 USD à l’un des plus puissants oligarques corrompus d’Haïti, en l’occurrence, Monsieur André Apaid Junior, suivant l’arrêté du 8 février 2021. Les pouvoirs réactionnaires et rétrogrades livrent les bonnes terres cultivables à des entreprises multinationales afin d’éliminer la production agricole en sapant la production nationale et en promouvant l’importation des produits alimentaires OGMiques des puissances capitalistes dans le pays. C’est le règne de l’open for business, comme l’a évoqué le Dr. Georges Eddy Lucien dans son ouvrage « Le Nord-Est d’Haïti » , « Le nord-est a prépondérance agricole connait depuis une décennie une industrialisation plus ou moins importante qui en fait une terre d’expérience pour les zones rurales ». En ce sens-là, toutes les bonnes terres ont été accaparées par les multinationales. En fait, le rôle d’Haïti dans la distribution internationale du travail n’est pas de produire des richesses et des biens au bénéfice de la population, mais d’importer ceux des « maitres du monde ». Ainsi, Haïti restera toujours un pays consommateur et appauvri bon importateur des produits agricoles, comme le riz, le haricot, le petit mile et le maïs. Pourtant, nos terres sont aptes à les produire.

Les richesses minières en Haïti, un enjeu majeur dans la déstabilisation du pays par le groupe des pays capitalistes durant les cinquante dernières années.

Par ailleurs, il n’y a pas que les conséquences liées à l’agriculture qui sont dues à l’implantation des zones franches qui affectent notre environnement. Il y a bien d’autres ambitions et intérêts capitalistes néfastes qui menacent à la fois notre environnement et notre stabilité politique. Par exemple, l’un des plus grands enjeux pour le groupe des pays capitalistes développés d’avoir le contrôle des pouvoirs publics en Haïti, au cours de ces dernières décennies, est bien évidemment, l’exploitation minière. Car il est censé être un secret de polichinelle qu’Haïti contient dans son sous-sol : de l’or, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’uranium, du pétrole et bien d’autres minéraux de moindre valeur suivant le rapport d’une étude menée par le PNUD entre 1970 et 1990 . Ce faisant, après le retour d’Aristide du premier exil, en février 1997, sous l’administration de Monsieur René Préval, deux compagnies canadiennes : Ste-Geneviève, S.A. et Citadelle S.A. signèrent une convention avec le gouvernement haïtien. Mais, ces deux conventions n’ont jamais été soumises à la ratification du parlement haïtien, il a fallu à ce que le Canada combatte avec acharnement le président Jean-Bertrand Aristide jusqu’à son enlèvement dans la nuit du 28 au 29 mars 2004 afin d’installer un gouvernement intérimaire et de profiter de l’absence du parlement pour satisfaire leur ambition en faisant faire à Gérard Latortue de présenter lesdites conventions au conseil des ministres qui en a accepté unanimement les modalités . Car, la constitution haïtienne du 27 mars 1987 en son article 98-3, stipule (au point 3) que l’Assemblée nationale a comme attribution d’approuver ou de rejeter les traités et conventions internationaux. Cela dit, l’absence ou la suppression du parlement haïtien est toujours souhaitée, voire recherchée par le bloc des pays capitalistes très développés. Vous comprendrez pourquoi ils constituent une association Mafiosi en Haïti pour générer des crises récurrentes en permanence. Nous serons déjà très satisfaits si cette analyse peut permettre à nos lecteurs-trices d’aller regarder avec un regard curieux le contexte de la signature des différents traités et conventions internationaux dans notre histoire à certaine période bien spécifique.

En effet, il faut comprendre et situer les velléités du gouvernement de Martelly dans cette logique-là, quand en 2012 il a désigné l’exploitation des ressources minières comme étant l’un des quatre piliers de l’économie pour réussir le pari de faire d’Haïti un « pays émergent » d’ici 2030. Il faut se rappeler que depuis 2006, le gouvernement de Préval commençait à accorder des permis de prospection, de recherche et d’exploration et cela a continué avec le gouvernement qui lui a succédé jusqu’en 2012. Entre 2006 et 2012 pas moins de 52 permis d’activités minières ont été livrés à des géantes compagnies multinationales de l’occident. Il s’agit bien évidemment des permis de recherche et d’exploration certes, mais il faut souligner que les permis sont progressifs. Pour le moment, il n’existe que trois permis d’exploitation des gisements d’or et d’autres ressources minérales, sur une surface de 70 km2, entre les mains de deux compagnies : VS/Delta et Majescor-SOMINE . Car, à partir de l’année 2013, deux mois après l’attribution des permis par le BME, un moratoire a été observé sur la question minière en Haïti, suite à une résolution du sénat en faveur d’un moratoire et sur les activités liées à ces permis. Vraisemblablement, ce moratoire a été adopté à cause des antagonismes liés à certain pôle intéressé du gouvernement d’alors et la compagnie en question. Parce qu’en fait, une résolution du Sénat n’est pas imposable de manière contraignante au gouvernement. On était sous l’administration de Martelly-Lamorthe, en guise de rappel. Selon les conventions de 1997, mentionnées plus haut, trois groupes d’entreprises ont acquis des droits en achetant les permis aux deux entreprises canadiennes précitées : Ste-Geneviève et Citadelle. Ces trois compagnies sont : Newmont Mining Corporation, Eurasian Minerals Inc. et Majescor Resources Inc.

I- L’état des lieux de la situation socio-économico-politique après une décennie

Depuis 14 mai 2011, ce régime est en place par les puissances impérialistes. Dix ans après, son bilan est catastrophique à tous les niveaux. Tous les indices de développement humain sont en rouge . Je vous propose de jeter un coup d’œil sur le rapport de 2020 du PNUD. Le pays est déclassé négativement dans quasiment tous les rapports annuels des institutions d’obédience mondiale. Cherté de la vie, décapitalisation de la classe moyenne, inflation à double chiffre, « institutionnalisation » de la corruption, et de la gangstérisation du pays avec plus de 60 % du territoire contrôlé par les gangs alliés du pouvoir en place. L’impunité règne au cours de cette décennie, à cause du mode de gouvernance de ce pouvoir néo-duvaliériste-macouto-bourgeois, caractérisé par le banditisme, la corruption, le crime politique et financier. À titre d’exemple, c’est sous ce régime qu’on a connu le plus grand scandale de détournement de fonds public. Ce que les médias occidentaux appellent « le vaste stratagème de corruption » dans lequel s’empêtre le président en fonction, inculqué, en l’occurrence, M. Jovenel Moise. La corruption devient la norme de gouvernance sous le règne de ce régime. La justice est banalisée, car elle est sous contrôle du pouvoir exécutif. Elle fonctionne à l’image de l’exécutif et ses décisions « judiciaires » reflètent tout bonnement les caprices de l’exécutif ou de Monsieur Moise lui-même et aussi de la volonté du Core-group. Il y a lieu de parler d’institution du banditisme d’État par ce régime d’extrême droite (neoduvalieriste) qui se nomme « bandit légal ». Nous assistons à l’effondrement de tous les pouvoirs publics et l’établissement d’un État autocratique, hors la loi, depuis janvier 2020. On assiste aussi à l’installation d’un dispositif de répression et de terreur comme mécanisme de gouvernance dont le kidnapping en est l’expression la plus éloquente. Le taux de l’inflation est à 16 % en avril 2021 contre 7.9% en avril 2011, soit une accélération de 8.1% en dix ans. Tan disque la dépréciation de la monnaie nationale s’augmente de 39.66 gourdes pour $ 1 us en 2011 à 97.99 gourdes à la fin du mois d’aout 2021 pour le même dollar US. Ce qui veut dire qu’en dix ans, nous subissons une augmentation de 58.33 %. Autrement dit, la gourde se dévalue à plus de 58% de sa valeur suivant les données de l’IHSI repris par la BRH. La violation systématique des droits humains, des droits de femmes, de filles, inclusivement des enfants devient monnaie courante. Par ailleurs, pas moins d’une dizaine de massacres d’Etat ont été enregistrés, dénoncés et documentés par les principaux organismes des droits humains tant nationaux qu’internationaux entre novembre 2018 et juin 2021 dont le dernier en date correspond au génocide de Matissant depuis le premier juin 2021 jusqu’au 14 d’août . Les activistes des droits humains font état de crimes contre l’humanité, ils en prennent pour preuves : les massacres de Lassaline, de Bel-Air et de Cité-Soleil. De surcroit, cette administration n’a respecté aucun rendez-vous « démocratique ». Pas même une élection libre, transparente et inclusive en dix ans, excepté celle-là à travers laquelle, M. Moiїse a été imposé frauduleusement au timon des affaires en 2017. Or, il s’agissait d’une vaste mascarade orchestrée par les pays dits « démocratiques ». Un vrai coup d’État par les urnes concocté par une association constituée des représentants des principaux pays capitalistes qui se nomme : Core-group agissant suivant la ligne politique et diplomatique de l’Oncle Sam.

II- Nature, quintessence et genèse du pouvoir des bandits légaux.

a) Banditisme et politique

Le régime qu’a institué Joseph Michel Martelly en 2011 suite à la décision de la Maison Blanche de le placer à la magistrature suprême de l’État d’Haïti est de type gangocratique. Ce règne mafiosique est le produit net de l’impérialisme américain. Car, il a été institué par the white housse suite à la réalisation d’une comédie électorale organisée sous leur occupation d’Haïti sous couvert des Nations unies. Dans un pays occupé, placer des gens à des postes de responsabilité revient une des premières prérogatives de l’occupant. Dans un cas pareil, deux cas de figure sont possibles : soit que « le blanc » remplisse directement la fonction où il la remplit indirectement par le biais des exécutants ou des gestionnaires politiques des intérêts du capital, agissant sous l’ordre de l’occupant, le réel détenteur des pouvoirs publics. Dans le cas qui nous intéresse ils ont toujours choisi des vassaux, des ignorants, des immoraux et/ ou des corrompus pour faire le sale boulot. C’est ainsi que les USA avaient sélectionné celui qui se nomma déjà bandit légal comme marionnette pour exécuter son ordre en Haïti. Pourquoi ce fût lui-même, alors qu’il y avait au moins une dizaine de compétiteurs ? Parce qu’il était peut-être, le plus corrompu, le voyou le plus connu et de surcroît, c’était un cocaïnomane et un pervers sans égal. Cela fît l’affaire du système de corruption qu’on appelle techniquement et théoriquement capitalisme qui se défini, suivant la définition du dictionnaire Le Robert, comme le Régime économique et social dans lequel les capitaux, source de revenus, les moyens de production et d'échange n'appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre par leur propre travail. Ce système mondialise caractérisé par la violence, l’abus, l’exploitation et domination pour fonctionner à besoin de l’État comme instrument répressif devant à la fois protéger ses biens tout en validant ses forfaits. C’est-ce qui explique qu’en 2010, dans les résultats du premier tour des accoutrements organisés par un certain Gaillot Dorsainvil et Leopold Berlanger, M. Martelly a été en cinquième position, le représentant en chef de l’occupation, en l’occurrence, M. Edmond Mulet a été voir le président d’alors, M. Préval, pour lui dicter le genre de résultat que les USA voulaient avoir. Ils ne voulaient pas que n’importe qui gagnait. Il fallait faire un arrangement pour que ce soit les résultats voulus qui soient publiés par le CEP. Ce faisant pour conformer les résultats à la toute-puissance volonté de l’Oncle Sam, ils ont tiré Martelly en cinquième position et le placé en deuxième, après Myrlande Hyppolite Manigat. Ainsi, ils ont proclamé que Martelly est vainqueur des affublements électoraux. Cependant, il faut se le rappeler, le peuple haïtien avait bien compris qu’il s’agissait d’un véritable simulacre et que leur choix n’allait pas être respecté, de ce fait, la très grande majorité de la population avait joué au boycottage. Seulement 20 pour cent (20 %) de l’électorat, suivant les chiffres officiels, a pris part à ce carnaval électoral orchestré par les capitalistes en collaboration avec les « chiens de garde » du système au niveau local. C’est la position d’une énième pierre dans l’implantation de leur édifice en Haïti.

La mafia internationale, ses hommes de main et la gangstérisation politique d’Haïti

À partir du 14 mai 2011, le pouvoir gangocratique a concrétisé sa mise en œuvre par la prestation de serment d’un président, citoyen américain, choisi par la maison blanche, elle-même. Ce pouvoir de tendance neoduvalieriste-macouto-bourgeois, mis en place par les puissances capitalistes, pour fonctionner, avait besoin de plusieurs maillons pour constituer la chaine d’exploitation et de domination inhérente au régime capitalisme. N’ayant pas assez satisfait du rendement de l’administration de Monsieur Préval, en dépit de tout ce qu’il avait accepté et encaissé, allant jusqu’à cohabiter avec l’ancien président des États-Unis d’Amérique, Monsieur William Jefferson Clinton (Bill Clinton) au palais national, l’impérialisme américain devait à la fois droitiser et gangstériser davantage Haïti dans son intérêt. Pour ce faire, on a recruté l’exécutant principal de tendance extrême droite fasciste, issue de l’ancienne structure criminelle, instituée au cours des années 1992-1993 pour maintenir le coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide, dénommé, FRAPH . Il était le bras droit du fameux massacreur, l’ex-colonel, Joseph Michel François, dont il héritera plus tard son pseudonyme. Celui-là, il s’appelle Joseph Michel Martelly, alias Sweet Mickey . Il est un « joueur polyvalent » pour l’exécution du plan du capitalisme en Haïti conformément aux normes capitalistes dans la logique de division internationale du travail. Car, en fait, le fonctionnement du capitalisme mondial nécessite des gens mafieux, drogués, conservateurs, rétrogrades et réactionnaires pour maintenir et consolider le système. Or, il y a toutes ces vertus capitalistiques en Martelly. De surcroît, il était bien situé, étant du clan des oligarques qui constituent un véritable relais du capitalisme impérial dans le pays ; il avait de bonnes collaborations avec les cartels de drogue et les plus puissantes associations criminelles basées en Haïti et en République dominicaine.

Ainsi donc, toutes les conditions appropriées étaient bien réunies pour faire de Monsieur Martelly, un président d’Haïti comme il faut dans l’intérêt des capitalistes. Pour bien conduire cette « mission », l’ex-collaborateur de l’ancien colonel putschiste, Joseph Michel François , devait aligner les piliers forts de son pouvoir. Étant donné qu’il détenait son pouvoir de la main des puissances étrangères, son premier allié était, bien évidemment, l’ensemble des ambassadeurs des pays occidentaux, réunis dans une association diplomatico-politique appelée Core-group. Son deuxième allié naturel est l’oligarchie américano-syro-libanais, prédatrice, et détentrice de quasiment toutes les richesses du pays. Le troisième pied du Pouvoir de Martelly c’était les plus puissantes associations criminelles et des barons de Drug fonctionnant sur toute l’île d’Haïti. À titre d’exemple, on peut citer le cas du gang dénommé « galil », dirigé par un certain Woodly Ethéart , alias Sonson La Familia, très bon ami et associé du président. Le cas du Drug-dealer, Evinx Daniel qui est porté disparu depuis le 5 janvier 2014 à Marre-rouge, un quartier de l’arrondissement du Môle St-Nicolas dans le Nord-Ouest d’Haïti, jusqu’aujourd’hui, suite à la saisie d’une cargaison de produit illicite en son domicile par les agents de la brigade anti-Drug, le BLTS de la police nationale d’Haïti, en septembre 2013. Il a été interpellé, puis relâché par la suite sans aucune forme de procès. D’ailleurs, le commissaire du gouvernement, Me. Jean-Marie Salomon qui ordonnait son arrestation a été révoqué immédiatement après. De plus, on peut aussi considérer le fait que sous le règne de Joseph Michel Martelly Marc-Antoine Acra n’a pas été inquiété bien qu’inculper pour trafic de drogue ; tout au contraire lors du premier voyage de Jovenel Moïse en 2016, en République dominicaine, le nommé Marc-Antoine Acra a été choisi par le « parrain » comme l’un des plus importants membres de sa délégation. Ce fait, n’est-il pas aussi un exemple très éloquent à ce sujet. Parce que celui-là a été impliqué dans un scandale de bateau de « drogue sucré » qui l’inculpait au cabinet d’instruction. Tandis qu’il fuyait la justice, mais Martelly l’a trouvé et a eu le culot de l’insérer dans sa délégation officielle pour aller négocier coopération en République voisine. Pas la peine d’en citer davantage. Tout cela consistait à établir que Martelly baignait dans un environnement mafieux. En plus, très tôt, pour faire face à la contestation, à la dénonciation de sa gouvernance entachée de gabegie, de corruption, de criminalité et du népotisme, Michel Martelly s’est renforcé de l’armement des lumpens dans les quartiers populeux et défavorisés. Cette milicisation s’étend jusqu’à la police nationale d’Haïti (PNH). On parlait de le police ou police rose pour designer ces voyous habillés en uniforme de police entourant Sweet- Mickey. C’est ici le début du processus de la banditisation de l’Etat d’Haïti par ce régime qui s’est nommé : bandit légal, suivant la dénomination du band à Martelly avant même qu’il était devenu « président » de la République d’Haïti. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il a gouverné effectivement en vrai bandit, d’où le sens même de la notion de pouvoir gangocratique.

Ainsi c’est justement à travers cet appareillage mafieux que le premier quinquennat du régime des jouisseurs a été épuisé en dilapidant plus de quatre milliards dollars US du fonds petrocaribe accordé à Haïti par le président Hugo Chavez du Venezuela. Et, en définitive, c’est aussi dans cette camarilla que jovenel Moise va naitre et apparaître sur l’échiquier politique en qualité de fils légitime de celui qui le tenait entre les mains comme un enfant qu’on amène à sa première communion. Pour le dévoiler au public pour la première, il le présente comme un petit vagabond qui a une folie de « faire de la banane » . Tel père, tel fils, dit-on. En effet, l’incognito, jovenel Moise sera « auréolé » de l’héritage doux-amer de son « père » ou son parrain.

Le pouvoir gangocratique de Jovenel Moise, un cadeau mal acquis et empoisonné

L’instabilité étant profitable à l’impérialisme pour régler ses « affaires », ils n’ont pas exigé à leur exécutant d’organiser des élections. Martelly se montrait de plus en plus arrogant et insupportable aux yeux de tous les acteurs politiques nationaux. Les acteurs durcissaient leur position en refusant d’aller aux élections dans n’importe quelle condition. Martelly, de son côté, hésita d’organiser des joutes pour lesquelles il n’avait pas déjà eu son successeur immédiat. Car, il est venu de nulle part. Il avait acheté une bannière pour se faire élire, une fois « élu », il a jeté cette couverture électorale comme une vieille chaussette. Ainsi, il lui fallait du temps d’accoucher une espèce de parti dont le nom ne veut rien dire : parti haïtien tête sans cheveux ou Pati ayisyen tèt kale (PHTK) en créole haïtien. Il fallait trouver un homme « comme il faut » comme lui pour imposer à sa place pour continuer l’œuvre en cours. Un blanchisseur des avoirs lui semblait nécessaire. Ainsi, au dernier moment, il a découvert un certain Jovenel Moïse qui lui convient bien ; d’emblée il lui a accordé un prêt de 6 000 000 dollars US et 100 hectares de terres pour une plantation de banane comme projet phare pour une bonne campagne électorale sans bilan du quinquennat clôturé. Il a pu monter son conseil électoral dans lequel il contrôle au moins six des neuf membres. Maintenant, la table étant servie, c’est le moment de s’empresser pour se faire remplacer par ce Poulin bien « comme il faut » mais inconnu de tout le monde. Cela va sans dire qu’aucune élection n’aurait eu lieu pas avant que tous les stratagèmes de corruption aient été mise en place pour imposer M. jovenel Moїse à la tête du pays avec une participation de 10% de l’électorat haïtien, suivant les chiffres officiels. Le 25 octobre 2015, des mascarades de théâtralité ont eu lieu sous fond de contestations à divers niveaux. Malgré tout, les donneurs d’ordres disaient : adelante. Le peuple surgit sur la scène et dit non. La mobilisation populaire a contraint d’annuler ces « élections frauduleuses au début de l’année de 2016. Martelly s’en va à toute jambe et Jocelerme Privert, président du sénat à l’époque tient lieu de président provisoire pour réorganiser les élections. Leurs reprises furent le 20 novembre 2016 et, sans surprise, on a proclamé la victoire du poulain de Sweet Mickey comme victorieux dès le premier tour à soixante-quatre pour cent, 64% du scrutin dans un message diffusé en créole sur les téléphones de tous les abonnés de cette compagnie de téléphonie mobile. Ces résultats ont été diffusés par une entreprise multinationale de téléphonie mobile avant même la fermeture des bureaux de vote. La compagnie a ajouté que la puissante chaine de télévision américaine : CNN a déjà confirmé la victoire de Jovenel. Voici donc le contenu exact du message que j’avais reçu sur mon portable et que je n’ai jamais supprimé : « Jovenel MOÏSE genyen eleksyon yo à 64% vòt yo depi premye tou. Rezilta yo konfime sa nan 10 depatman peyi a. CNN anonse viktwa Jovenel. » Quelques jours après le CEP de Léopold Berlanger a entériné le résultat soudain de la compagnie multinationale, la Digicel, en déclarant officiellement que Monsieur Jovenel Moïse a gagné les élections à 55.6 % de l’intention du vote. C’était un vaste complot orchestré par cette géante machine quadripode pour prendre et gérer le pouvoir aux dépens de la majorité et contre les intérêts supérieurs de la nation. Car, il s’agit d’un pouvoir acquis par l’investissement des capitaux importants des oligarques américano-syro-libanais. En conséquence, le pouvoir conquis/pris au nom de Monsieur Moїse doit inéluctablement générer des bénéfices capitalistiques.

Une « victoire » contestée, un budget anti-peuple, une insurrection populaire et des massacres punitifs…

Parvenu au pouvoir dans de telles conditions et en n’ayant comme pied-à-terre que ces piliers-là, que nous venons d’énumérer, celui-là qui prend les rênes de l’État ne saurait être autre qu’un « président » souffrant dès le départ d’un déficit de légitimité populaire énorme. Du coup, ayant souffert de cette invalidité populaire et social, il a fallu qu’il ait une légalité suffisante, voire parfaite. Or, dans le cas que nous analysons, ces « compétitions électorales » étaient frappées d’une illégalité flagrante dans la façon de valider les bulletins et de comptabiliser les votes. Il n’y a pas eu pas mal de contestations devant les tribunaux spéciaux accusant l’entité politique qu’on a proclamé gagner d’avoir orchestrée de fraudes massives suffisamment graves et flagrantes pour radier son candidat en l’expulsant tout bonnement de la course « électorale ». Il s’agissait du candit Jovenel Moise. Mais la puissance de l’argent sale, des armes et de l’ingérence des puissances capitalistes a contraint tout le monde à capituler. Car, dans un pays opprimé et asphyxié, ne pas approuver et appuyer ce que décide le groupe des « maitres du monde » est passible de sanction de toutes sortes inclusivement de sanction mortelle. Ainsi, le Rapport de force a imposé M. Moїse au timon des affaires en dépit du désaccord péremptoire du peuple souverain qui ne se reconnait pas dans cet incognito surgissant sur la scène politique par effraction.

Le massacre de La saline et la justice expéditive du régime de la mafia légale d’Haïti

De surcroît, malgré son illégitimité criante, très tôt dans l’élaboration et l’application de sa loi de finances 17-18, Jovenel Moïse s’est clairement démarqué de la grande majorité des plus nécessiteux au profit des nantis. Ce qui a suscité une colère irréductible chez les masses défavorisées de La Saline en particulier, les jeunes de divers horizons, les étudiants, les ouvriers, etc. ; bref, tout un pan de la société civile haïtienne. Ce mécontentement les pousse à gagner la rue pour exiger à l’État de réviser son budget qu’ils qualifiaient de « budget criminel ». Car, ce budget a été caractérisé par l’augmentation exponentielle des taxes sur les biens et services. Moїse reste insensible au cri de ce peuple qu’il prétend servir. Au lieu des mesures d’apaisement social, il augmente les prix à la pompe de produits pétroliers ce qui lui a valu un mouvement insurrectionnel instantané qui a duré du 6 au 9 juillet de l’année 2018. Ce soulèvement populaire se transforme en une vague de mouvement de protestation et de contestation des « politiques publiques » de Moїse. Cette mobilisation a failli renverser le Président mal-élu », n’était-ce pas le support indéfectible des impérialistes Nord-Américain et Européens, notamment. En rebondissant, il a recouru à la répression : en utilisant des mesures agressives contre les manifestants tout en criminalisant les techniques de manifestation non violente et en surveillant ses opposants de façon accrue et illégale, comme l’a bien souligné l’IHRC et l’OHCCH dans leur rapport publié en avril 2021, intitulé : Massacre cautionné par l’État : le règne de l’impunité en Haïti . Avec la mise en place de cette « machine répressive d’État » caractérisant par des assassinats ciblés et des menaces (de mort) à l’endroit des critiques de son administration, Jovenel Moïse a exaspéré les couches populaires et une bonne frange de la classe moyenne contre lui. Ainsi, il ne pouvait plus prendre la parole devant une foule de compatriotes sans se faire chahuter. Ses déplacements étaient devenus très limités. Il était devenu donc un véritable pestiféré. Partout il osait prendre la parole, il se faisait huer par les citoyens de la masse et de la petite bourgeoisie de gauche. C’est justement dans ce contexte d’ébullition sociopolitique que le 17 octobre 2018, Monsieur Moïse tentait de mettre les pieds à Pont-Rouge, l’endroit où l’on avait assassiné l’Empereur J.-J Dessalines le 17 octobre 1806. Les habitants des quartiers du boulevard Jean-Jacques Dessalines et de l’avenue Harry Truman et quelques individus armés des quartiers pauvres de Lassaline empêchaient à Monsieur Moїse de déposer son offrande florale en toute sérénité. Parce qu’ils estiment que ce geste venant d’un « président » contesté et réputé corrompu est, pour le moins, indigne à l’égard de la mémoire de Dessalines, le vénérable père fondateur de la nation haïtienne. En conséquence, la population indignée et révoltée de la zone a contraint Monsieur Moïse à vider lesdits lieux à la hâte. En revanche, Jovenel Moïse ne tarderait pas à se donner justice, en mobilisant ses ouailles et ses sbires pour punir la « témérité » des habitants de ce quartier hostile à son pouvoir.

Jean Willy BELFLEUR,

Directeur exécutif du centre de Recherche et d’Analyse en Histoire contemporaine d’Haïti (CRAHICH), Port-au-Prince, Avril-sept. 2021.

centredanalyserecherches@gmail.com
belfleurjeanwilly@rocketmail.com

. Concept très présent dans les travaux de Jean Anil Louis-Juste, en particulier dans un article publié dans l’Alterpress le 08 aout 2003, intitulé : crise sociale et internationale communautaire en Haïti.
. Cet article a été repris en 1980 dans une collection qui se nomme : « dossiers & documents » publié par l’organisation révolutionnaire 18 Mai démocratie nouvelle. Haïti dans une copulation intitulée : Vaudou, négritude et idéologie féodale en Haïti, imprimée au Canada, p.22.
. Op. Cit., p.4.
. Voir ces infos publiées par le ministère suivant les données de l’année 2013-2014. < https://www.haiti-reference.com/pages/plan/education/education-en-haiti/education-chiffres-et-faits/ >.
. Frères de l’instruction chrétienne.
. Iv Dejan, yon lekòl tèt anba nan yon peyi tèt anba, Éditions Université d’État d’Haïti, 2013, Haïti, pp. 51 à 52. Voir aussi le chapitre 4 (pp. 53 à 67).
. Compagnie de développement industriel appartenant à un groupe de dominicain, « Gruppo M » installé sur 80 hectares de terre, concession faite sous l’administration de Jean -Bertrand Aristide en 2004.
. Voir l’arrêté du 8 février 2021, publié dans le journal officiel de la République, Le Moniteur, spécial # 9 dont le libellé est « arrêté autorisant implantation à Savane Diane, commune de St-Michel de l’Attalaye (Artibonite), Maїssade (centre) Pignon, et St-Raphaëlle (Nord) de la zone franche agro-industrielle d’exportation dénommée : agroindustrielle de savane Diane.
. P. 237, Le Nord-Est d’Haïti – La perle d’un monde fini : entre illusions et réalités (open for business), L’Harmattan, Paris, 2018.
. « Inventaires des ressources minières de la République d’Haïti, fascicule I : département du Nord-Ouest » bureau des mines et de l’énergie [en ligne] (1990), p.4 < http://www.bme.gouv.ht/mines/fascicule/FNordOuest.pdf > (cité par Haïti justice initiative-University of California Hastings College of the law & Global Justice Clinic nyu school of law dans leur étude réalisée entre Décembre 2015 et avril 2016, intitulé : Byen Konte, Mal Kalkile ? Les risques de l’exploitations de l’or pour les droits humains et l’environnement en Haïti.
. Ibid., p. 43.
. Ibid., p. 44. Voir “Haiti poverty reduction strategy paper, No 14/154” international monetary fund (IMF), [en ligne] (juin 2014), < http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr2014/cr14154.pdf > .
. Ibid., p. 45. Voir < http://vcsmining.com/granted-permits.html >.
. Voir ici, le rapport de PNUD en 2020 où se classe Haïti par rapport à l’évolution de l’IDH : http://hdr.undp.org/sites/all/themes/hdr_theme/country-notes/fr/HTI.pdf
. https://ihsi.ayiti.digital/bulletins
. Les gangs ont accordé une trêve « humanitaire » après le tremblement de terre de magnitude 7.2 qui a saccagé la péninsule Sud du Pays. Les assauts sont repris après environs deux semaines.
. Une association de soutien au statuquo ante. Voir : https://rezonodwes.com/2021/04/09/le-core-group-a-ete-cree-en-2003-pour-discuter-de-lindependance-dhaiti-avoue-lex-depute-canadien-denis-paradis/ ou encore : https://www.lenational.org/post_free.php?elif=1_CONTENUE/tribunes&rebmun=1018
. https://news.un.org/fr/story/2010/05/184132-haiti-lonu-aide-preparer-les-elections / https://lenouvelliste.com/article/115203/edmond-mulet-voulait-la-tete-de-rene-preval .
. Il s’agissait bien entendu de co-présider avec Clinton, le Conseil Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) après le tremblement dévastateur du 12 janvier 2010. Le président Préval était le vice-président du CIRH dont Clinton le président.
. Front révolutionnaire armée pour le progrès d’Haïti, ci-après, Front révolutionnaire pour l’avancement et le progrès d’Haïti. Il s’agit en réalité d’un front criminel pour massacrer les opposants démocrates qui se tenaient debout contre le putsch.
. Il s’attribua le même pseudonyme que son mentor colonel. Son chef de la structure criminelle à laquelle il appartenait, lui aussi.
. Il était colonel de la FAD’ H, il a été connu surtout à travers les exactions qu’il a commises avec ces escadrons de la mort, lors du coup d’état du 30 septembre 1991 contre le premier président élu démocratiquement. Joseph Michel François, alias Sweet- Mickey, est condamné par contumas pour avoir assassiné Felix Lamy et Antoine Izmery. Ce tortionnaire est décédé dans la nuit du 20 au 21 février 2017 à Honduras, à l’âge de 60 ans.
.https://www.alterpresse.org/spip.php?article18090#.YQxbcIhKhnI https://mail.haitienmarche.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4763:2015-04-27&catid=14&Itemid=294
.https://www.alterpresse.org/spip.php?article17629#.YQxc3ohKhnI https://www.lenational.org/post_free.php?elif=1_CONTENUE/tribunes&rebmun=1085
. https://lenouvelliste.com/article/126589/lhomme-daffaires-evinx-daniel-disparu-depuis-le-5-janvier
. Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiant.
.http://www.hpnhaiti.com/nouvelles/index.php/politique/36-space/1521-haiti-justice-l-homme-d-affaire-marc-antoine-acra-inculpe-pour-drogue.
. Un chargement de sucre venu de Panama, à bord du « Manzanares », contenant de l’héroïne mélangé avec du sucre pour tromper la vigilance des agents douaniers.
. https://fr.wikipedia.org/wiki/PetroCaribe / https://www.lepoint.fr/monde/haiti-ou-est-passe-l-argent-du-petrole-venezuelien-22-11-2018-2273565_24.php
. Kote ti vagabon ki gen foli fè bannann lan ? Ecouter et regarder la vidéo ou Martelly présentait le 20 juin 2015, le citoyen lambda, Jovenel Moïse aux hommes d’affaires, aux « oligarques corrompus » de Port-au-Prince ! Voici donc le lien YouTube pour visionner cette vidéo : < https://rezonodwes.com/2020/06/20/video-flashback-20-juin-2015-martelly-presente-jovenel-moise-aux-hommes-daffaires-dhaiti-et-annonce-lexportation-de-10-containers-de-bananes-chaque-vendredi-pour-un-demi-million/ >.
. Nous avons reçu ce message à 10 h : 26 minutes pm, le 20 novembre 2016 sur l’appellation « Flash » venant de cette compagnie appelée : Digicel. Il s’agit d’un message circulé environ quatre heures après la fermeture des bureaux de vote pour les votants.
. Quartier populaire situé dans la périphérie de la capitale de Port-au-Prince. La série de massacre d’État à Lassaline a débuté le 13 novembre 2018. Voir ces liens : < https://www.rfi.fr/fr/ameriques/20190622-haiti-massacre-saline-rapport-onu /
. Harvard Law School International Human Rights Clinic.
. Observatoire Haïtien des crimes contre l’humanité.
. https://pfhs.ch/massacre_saline.pdf / http://hrp.law.harvard.edu/wp-content/uploads/2021/04/Massacres-cautionnes-par-lEtat-2.pdf .

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Tribune

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre