À l’Hôtel Karibe, le jeudi 10 juillet 2025, le Rassemblement National des Étudiants Haïtiens (RENAEH), avec l’appui de plusieurs institutions étatiques et agences internationales, a tenu un dialogue intergénérationnel autour de la prévention du VIH, de grossesses précoces, de violences basées sur le genre, et de renforcement du leadership civique des jeunes. À travers discours, panels et témoignages, une jeunesse dépossédée de son avenir appelle à une reprise en main collective. Mais que vaut un atelier de réflexions face au désengagement systémique de l’État haïtien ? Analyse critique d’un miroir tendu à une société qui vacille. - Alors je vous propose, à travers ce papier, un retour critique sur une journée d'échanges au goût d’espoir lucide où les jeunes du Rassemblement national des étudiants haïtiens ont fait valoir leurs préoccupations.
Scénographie d’espoir dans un contexte d’abandon
En apparence, cette journée au Karibe a tout d’un rendez-vous citoyen structurant : plus de 159 participants, des acteurs clés de la société civile, des institutions nationales, et la présence active d’agences telles que l’ONUSIDA, l’UNESCO et ONU Femmes. Mais au-delà du décorum républicain, se cache une réalité bien plus sinistre : la jeunesse haïtienne est assiégée, à la fois par les armes, la précarité, le silence politique et l’échec de la gouvernance.
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