Manifestation du 18 novembre: Pitit Dessalines prévoit de se rendre devant l'Ambassade améric
Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, le leader de la plateforme Pitit Dessalines a renouvelé son engagement de se rendre devant les locaux de l’Ambassade américaine en Haïti, lors de la manifestation du 18 novembre prochain. Selon l’ancien sénateur du département du Nord, l’idée serait de demander aux États-Unis de ne pas interférer dans les affaires internes du pays.
« Ce sera une journée pas comme les autres », annonce le leader de Pitit Dessalines. La mobilisation sera très rude, et le message, que la population apportera, aura beaucoup d’effets. Jean-Charles Moise reste confiant que cette journée débouchera sur une victoire politique contre les impérialistes, et contre le système d’inégalité instauré en Haïti depuis de nombreuses années.
L’ancien sénateur lance un appel à la population pour aller dire non à l’ingérence devant les locaux de l’Ambassade américaine le 18 novembre prochain, date mythique dans l’histoire du peuple haïtien. La manifestation, dit-il, aura plusieurs points de départ notamment la place Dessalines au Champ-de-Mars, et plusieurs quartiers populaires de Cité Soleil, Delmas et Pétion-Ville.
Un démarquage des autres leaders de l’opposition
Le désaccord de Moise Jean-Charles avec les autres leaders de l’opposition n’est pas encore épuisé. Durant cette conférence d’appel à la mobilisation, il a pris le soin de se démarquer de ses collègues de l’opposition. Ainsi, il a indiqué que ce ne sont pas des leaders traditionnels qui ont lancé cette manifestation. Mais de préférence, ajoute-t-il, ce sont des jeunes des dix départements géographiques.
En effet, plusieurs points de ralliement sont prévus non seulement dans divers quartiers de la capitale, mais également dans plusieurs autres villes stratégiques du pays, dont Cap-Haïtien, dans le département du Nord, Gonaïves et Saint-Marc dans l’Artibonite, Cayes dans le Sud et Jacmel dans le Sud-Est. Déjà, Moise Jean-Charles met en garde contre toute tentative d’infiltration qui viserait à boycotter le mouvement.
Des démarches différentes pour un même objectif
Manifestation en direction de l’Ambassade des États-Unis en Haïti est devenue une routine pour le leader de la plateforme Pitit Dessalines. 18 novembre est dans l’histoire d’Haïti une date qui symbolise la résistance face à l’oppresseur. Ainsi, elle est considérée comme une occasion pour la masse défavorisée de fouler le béton et dire non aux dérives, à la vie chère, à l’insécurité, etc. Mais la division qui persiste au sein de l’opposition fait qu’un même objectif est recherché de différentes manières.
L’année dernière, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Jean Jacques Dessalines, le natif de Milot avait priorisé une manifestation devant les locaux de l’Ambassade des États-Unis en Haïti, alors que les autres signataires de l’alternative consensuelle pour la refondation de la nation avaient décidé de se rendre devant le Palais national. Cette année encore, la mobilisation anti-gouvernementale connait cette même difficulté.
On se le rappelle, le 17 octobre dernier, une manifestation annoncée dans la capitale par les leaders du secteur démocratique et populaire a connu un échec en termes de participation. Refusant de donner son support aux hommes du secteur démocratique, Moise Jean-Charles avait, de préférence, lancé son propre mouvement de mobilisation dans le nord du pays, notamment au niveau de la ville du Cap-Haïtien.
Les leaders de l’opposition envisagent le même objectif. Ils caressent tous l’idée de contraindre le Core Group, (organe composé de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, des ambassadeurs d’Allemagne, du Brésil, du Canada, d’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de France, de l'Union européenne et du représentant spécial de l’Organisation des États américains), d’arrêter de supporter Jovenel Moïse. Mais la division qui mine ces leaders de l’opposition les empêche d’aller dans la même direction.
Evens REGIS
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.