Le nombre de personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est évalué à 155 500 en Haïti jusqu’à cette année. Ces personnes se trouvent de part et d’autre sur le territoire national. La majorité de ces individus connait leur statut de PVVIH. Un grand nombre d’entre euxbénéficierégulièrement des traitements disponibles par l’intermédiaire de certains centres spécialisés en la matière et le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP). Entre 2019 et 2020, plus de 500 000 individus ont réalisé un test de dépistage pour le VIH. Seulement 18 645 ont été révélés positifs (VIH+). 5 600 d’entre eux ont dépistésrécemment. 8 200 enfants font partie des personnes vivant avec le VIH. Entre autres, plus de 115 000 sont actifs sous antirétroviral (ARV). Ce médicament leur permet de continuer à vivre en réduisant la charge virale dans leur sang. 85 % des gens qui vivent avec le VIH sont sous ARV avec suppression. Pour cette année, le pays a enregistré 3 425 cas de décès attribués au VIH. Vers la poursuite de l’objectif 95/95/95 À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA, célébrée sous le thème « solidarité mondiale, responsabilité partagée », le MSPP et ses partenaires ont renouvelé leur engagement dans lutte contre le SIDA et l’accompagnement des PVVIH. Ces acteurs se fixent comme mission l’accomplissement de l’objectif 95/95/95. Cette dernière consiste à mettre le nombre de personnes infectées qui connaissent leur statut à 95 %. Deuxièmement, cet objectif veut que le nombre de PVIH connaissant leur statut sous ARV soit à 95 %. Il souhaite également que les PVVIH sous ARV avec surpression arrivent à 95 %. « L’augmentation du taux de personnes qui connaissent leur statut VIH est un impératif pour le Programme national de lutte contre le SIDA (PNLT) », précise le MSSP. Pour y arriver, plusieurs approches novatrices ont été développées pour introduire le dépistage du VIH dans les communautés et augmenter à la fois la couverture et le rendement du test. Sur le plan international, la crise sanitaire liée à la Covid-19, comme d’autres avant elle, se fait davantage sentir chez les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. « Nous constatons que la crise de la COVID-19 exacerbe les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les filles, ainsi que les populations clés, par exemple en ce qui concerne l’accès aux soins de santé vitaux », indique l’ONU SIDA. L’organisation internationale affirme que cette crise creuse également les inégalités sociales et économiques, et accroît la vulnérabilité au VIH des groupes marginalisés. Elle croit que certains aspects de l’éradication du sida en tant que menace sur la santé publique dépendent de la riposte mondiale à la Covid-19. Woovins St Phard
Depuis quelques mois, le Rectorat de l’Université d’État d’Haïti (RUEH) prend des dispositions pour entamer un processus de restructuration de l’École de droit et des sciences économiques des Gonaïves (EDSEG). Cependant, cette entité, fonctionnant sous la tutelle administrative de l’UEH, fait peu de cas des décisions du Rectorat.
Cette guerre larvée, entre l’École de droit et des sciences économiques de Gonaïves (EDSEG) et le Rectorat de l’université d’État d’Haïti (RUEH), s’est envenimée suite à une note en date du 1er octobre 2020 du Rectorat pour signifier qu’aucune évaluation de cette université ne sera pas reconnue pas avant la prise de fonction de la commission de restructuration créée par le Conseil exécutif de l’UEH le 13 août 2020. Le « conseil des professeurs de l’EDSEG » a rapidement réagi pour rassurer les étudiants que les examens se tiendront malgré la mise en garde du Rectorat. En effet, les épreuves ont été déroulées en dépit de tout.
Toujours dans cette même veine de discorde, l’EDSEG a lancé, le 23 novembre, son avis d’inscription pour la nouvelle année académique. Ces inscriptions devraient commencer le 27 novembre pour se terminer le 18 décembre dans les trois options disponibles. Seulement, l’institution prévient que les étudiants expulsés d’une entité de l’UEH ne seront pas acceptés.
En réponse à cet avis d’inscription, le Rectorat a indiqué que, même si la note est rédigée sur un papier à en-tête où figure le label « Université d’État d’Haïti », elle ne peut être considérée comme authentique, n’étant pas signée par les autorités compétentes de l’École ou du Rectorat. Pour preuve, le secrétaire général de l’UEH explique que les inscriptions de l’EDSEG ne passent pas sur la plateforme d’inscription de l’UEH à travers laquelle doit se réaliser toute inscription à une entité de l’UEH. « Le Rectorat exhorte le public à ne pas s’associer aux opérations d’inscription au concours d’admission 2020-2021 à l’EDSEG-UEH sur la base de la note non officielle circulant sur les réseaux sociaux de façon illégale et indue. L’UEH décline toute responsabilité en ce qui concerne les inscriptions au concours d’admission faites en dehors des principes qu’elle établit à cet effet », précise une note portant la Signature de Wilson Dorlus.
Un besoin de restructuration pour cette école qui accueille un nombre élevé d’étudiants
Face à la prolifération d’annexes de cette école supérieure, basée aux Gonaïves, dans les autres communes du pays, le besoin et la nécessité de mettre de l’ordre se font sentir. Ainsi, le Conseil exécutif a pris la décision de mettre en place une commission de restructuration en août dernier. Ainsi, après une rencontre avec une délégation de l’EDSEG le 24 septembre, les représentants de l’EDSEG ont reconnu que l’École a besoin d’être améliorée, restructurée même. Et ils sont prêts, précisent-ils, à y contribuer. « Ils demandent alors au Rectorat de repenser sa stratégie, de revenir sur ses dernières décisions, notamment la nomination de la Commission, la non-reconnaissance des prochaines évaluations académiques ».
La résolution du Conseil exécutif de l’UEH préconise l’installation de la commission de structuration pour valider les examens, les soutenances et les inscriptions. Toutefois, cette installation n’y arrive pas environ trois mois après. Le Rectorat peine à prendre le contrôle de cette école.
En revanche, les responsables de l’EDSEG ont réalisé toutes les activités interdites par le Rectorat pas avant la prise de fonction de la commission. Cette école continue à fonctionner comme d’habitude avec un effectif élevé d’étudiants.
Faut-il signaler que le statut administratif de l’École, réglé par la loi du 23 janvier 1969, la place sous la tutelle du Rectorat de l’UEH.
Woovins St Phard
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